Le célèbre gynécologue congolais, récompensé pour les soins qu'il apporte aux femmes victimes de viols dans l'Est de la RDC, et ses proches ont fait l'objet d'"intimidations, correspondances haineuses et menaces de mort", peut-on lire dans le compte-rendu du Conseil ministres. Selon le document, ces menaces sont intervenues après que le Dr Mukwege - surnommé "l'homme qui répare les femmes" - eut réclamé la création d'un Tribunal pénal international pour la RDC, chargé de juger les graves crimes commis contre les civils dans l'Est du pays depuis plus de 20 ans. "Le président de la République a engagé le gouvernement (...) de prendre toutes les mesures qui s'imposent pour assurer la sécurité du Dr Mukwege" - sans autre détail - et a demandé "l'ouverture d'enquêtes" sur ces menaces, selon le compte-rendu. Le 17 juillet, sur le site de sa fondation, le Dr Mukwege, avait appelé à la création d'un tribunal spécial pour la RDC, dénonçant les "atrocités de masse (...) commises dans un climat d'impunité généralisée" depuis le début des années 1990 dans le pays, théâtre de conflits régionaux et internes. Ces violences ont "causé des millions de morts et de personnes déplacées, ainsi que des centaines de milliers de cas de viols", avait-il rappelé. Le 31 juillet, il avait dénoncé dans un communiqué des menaces et intimidations le visant et ses proches, reçues depuis un tweet quelques jours plus tôt dans lequel il dénonçait un nouveau massacre de civils dans la province du Sud-Kivu (Est). "Ce sont les mêmes qui continuent à tuer en RDC", avait-il tweeté, après la mort de 18 civils à Kipupu, localité d'une région enclavée du Sud-Kivu où des violences opposent depuis un an des Congolais tutsi rwandophones, les Banyamulenge, et d'autres communautés locales comme les Babembe. L'Est de la RDC a été l'épicentre de deux guerres régionales entre 1996 et 2003. Depuis, il est le théâtre de violences et d'atrocités commises par de nombreux groupes armés et milices, congolais et étrangers, pour des raisons ethniques, foncières ou pour le contrôle des ressources minières, dont les civils sont les principales victimes. Le Dr Mukwege a échappé, en octobre 2012, à un attentat qui ciblait son domicile. Son gardien avait été tué par des assaillants. (Belga)

Le célèbre gynécologue congolais, récompensé pour les soins qu'il apporte aux femmes victimes de viols dans l'Est de la RDC, et ses proches ont fait l'objet d'"intimidations, correspondances haineuses et menaces de mort", peut-on lire dans le compte-rendu du Conseil ministres. Selon le document, ces menaces sont intervenues après que le Dr Mukwege - surnommé "l'homme qui répare les femmes" - eut réclamé la création d'un Tribunal pénal international pour la RDC, chargé de juger les graves crimes commis contre les civils dans l'Est du pays depuis plus de 20 ans. "Le président de la République a engagé le gouvernement (...) de prendre toutes les mesures qui s'imposent pour assurer la sécurité du Dr Mukwege" - sans autre détail - et a demandé "l'ouverture d'enquêtes" sur ces menaces, selon le compte-rendu. Le 17 juillet, sur le site de sa fondation, le Dr Mukwege, avait appelé à la création d'un tribunal spécial pour la RDC, dénonçant les "atrocités de masse (...) commises dans un climat d'impunité généralisée" depuis le début des années 1990 dans le pays, théâtre de conflits régionaux et internes. Ces violences ont "causé des millions de morts et de personnes déplacées, ainsi que des centaines de milliers de cas de viols", avait-il rappelé. Le 31 juillet, il avait dénoncé dans un communiqué des menaces et intimidations le visant et ses proches, reçues depuis un tweet quelques jours plus tôt dans lequel il dénonçait un nouveau massacre de civils dans la province du Sud-Kivu (Est). "Ce sont les mêmes qui continuent à tuer en RDC", avait-il tweeté, après la mort de 18 civils à Kipupu, localité d'une région enclavée du Sud-Kivu où des violences opposent depuis un an des Congolais tutsi rwandophones, les Banyamulenge, et d'autres communautés locales comme les Babembe. L'Est de la RDC a été l'épicentre de deux guerres régionales entre 1996 et 2003. Depuis, il est le théâtre de violences et d'atrocités commises par de nombreux groupes armés et milices, congolais et étrangers, pour des raisons ethniques, foncières ou pour le contrôle des ressources minières, dont les civils sont les principales victimes. Le Dr Mukwege a échappé, en octobre 2012, à un attentat qui ciblait son domicile. Son gardien avait été tué par des assaillants. (Belga)