"Les Etats-Unis ont eu une politique de sanctions contre des individus soit corrompus, soit ayant violé grossièrement les droits de l'homme ou qui ont perturbé le processus démocratique (avant les élections générales du 30 décembre dernier, ndlr). Cette politique de sanctions reste en place, ceux qui ont été sanctionnés continuent à l'être et si nous recevons des informations sur d'autres (personnes), nous continuerons (à les sanctionner)", a-t-il affirmé devant quelques journalistes. "Nous espérons que nos collègues dans l'Union européenne et d'autres pays engagés bilatéralement (envers la RDC) pensent de la même manière", a ajouté M. Hammer qui séjourne à Bruxelles pour des consultations avec des responsables belges et de l'UE, après une visite la semaine dernière au commandement de l'armée américaine pour l'Afrique (l'Africom) installé à Stuttgart (Allemagne). L'UE avait décidé du gel des visas et des avoirs de 14 responsables congolais en décembre 2016, puis fin mai 2017. L'ambassadeur a également apporté un soutien à l'action entreprise par le nouveau président congolais Etienne Thisekedi - proclamé vainqueur de l'élection présidentielle contestée du 30 décembre dernier -, notamment en termes de lutte contre la corruption, d'ouverture de l'espace politique et de pacification de l'est du pays, en proie à des troubles depuis des décennies. "Nous voyons du changement, notre objectif est de travailler avec le gouvernement Tshisekedi", a souligné M. Hammer, tout en insistant sur le "soutien international" dont bénéficie cet ancien opposant qui a accédé au pouvoir sans effusion de sang. (Belga)