La Cour avait promis au président Félix Tshisekedi, en début de semaine, d'instituer en son sein une chambre spéciale pour réexaminer les décisions invalidant une vingtaine de députés d'opposition censées contenir des erreurs matérielle. "Nous allons passer la nuit à la belle étoile, laissant nos maisons et nos familles, pour inviter les juges de la Cour constitutionnelle à ne dire que le droit maintenant qu'ils vont réexaminer leurs propres décisions sujettes à des contestations", a déclaré à l'AFP Daniel Nsafu, un élu invalidé de Kinshasa, proche de l'ex-gouverneur Moïse Katumbi. Vers 19h00 (20h00 en Belgique), une trentaine de députés et sénateurs invalidés par la Cour constitutionnelle ont étalé des nattes sur lesquelles ils se sont allongés et allumé des lampes-tempête dans l'enceinte de la Cour constitutionnelle. Dehors, la police anti-émeutes s'est déployée face à quelques dizaines de partisans venus accompagner leurs "élus". Pendant ce temps, quelques agents et magistrats de cette juridiction "recevaient encore des recours", a déclaré à l'AFP un avocat, qui venait de déposer le dossier de son client. La Cour constitutionnelle avait invalidé la semaine dernière l'élection de 23 députés d'opposition, dans la plupart des cas au bénéfice de la majorité parlementaire de l'ancien président Joseph Kabila. Plusieurs ministres et gouverneurs de provinces ont vu leurs mandats validés alors que la Commission électorale ne les avait pas proclamés élus. La coalition de Joseph Kabila, le Front commun pour le Congo (FCC), a gagné la majorité des sièges à l'Assemblée nationale lors des législatives du 30 décembre. (Belga)