Les violences ont eu lieu jeudi sur des hauts-plateaux d'une zone reculée de la province du Sud-Kivu où un conflit a éclaté il y a plus d'un an. Ce conflit oppose des Tutsis congolais rwandophones (les Banyamulenge) à d'autres communautés locales (Babembe, Bafuliro et Banyindu). Une coalition de milices banyamulenge "a attaqué jeudi le village de Kipupu", selon des sources locales reprises par les experts du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Le bilan "fait état de douze personnes tuées. Il s'agit de quatre civils: deux hommes, dont un chef de village, et deux femmes. Il y a aussi huit miliciens qui ont été tués", a pour sa part déclaré à l'AFP Bundya Kika, Administrateur du territoire de Mwenga. D'autres sources donnent un bilan bien plus élevé et parlent aussi de maisons incendiées, démolies ou pillées. "Les assaillants ont attaqué le village par quatre chemins. La population (...) s'est enfuie partout dans la forêt (...) On ne sait pas précisément qui sont encore en vie et qui sont déjà morts", a témoigné un habitant cité sans autre précision par la radio onusienne Okapi. Ces violences trouvent leur origine dans des différends fonciers liés à la gestion des pâturages et des champs. Les Banyamulenge sont plutôt des éleveurs, et les autres communautés, des cultivateurs. (Belga)

Les violences ont eu lieu jeudi sur des hauts-plateaux d'une zone reculée de la province du Sud-Kivu où un conflit a éclaté il y a plus d'un an. Ce conflit oppose des Tutsis congolais rwandophones (les Banyamulenge) à d'autres communautés locales (Babembe, Bafuliro et Banyindu). Une coalition de milices banyamulenge "a attaqué jeudi le village de Kipupu", selon des sources locales reprises par les experts du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Le bilan "fait état de douze personnes tuées. Il s'agit de quatre civils: deux hommes, dont un chef de village, et deux femmes. Il y a aussi huit miliciens qui ont été tués", a pour sa part déclaré à l'AFP Bundya Kika, Administrateur du territoire de Mwenga. D'autres sources donnent un bilan bien plus élevé et parlent aussi de maisons incendiées, démolies ou pillées. "Les assaillants ont attaqué le village par quatre chemins. La population (...) s'est enfuie partout dans la forêt (...) On ne sait pas précisément qui sont encore en vie et qui sont déjà morts", a témoigné un habitant cité sans autre précision par la radio onusienne Okapi. Ces violences trouvent leur origine dans des différends fonciers liés à la gestion des pâturages et des champs. Les Banyamulenge sont plutôt des éleveurs, et les autres communautés, des cultivateurs. (Belga)