Parmi la population, la crainte est grande de vivre une nouvelle calamité. "Nous avons eu un grand nombre de morts... Ma s?ur avait perdu la vie, c'est la raison pour laquelle j'avais eu le vaccin", déclare à l'AFP Hangi Kakule, cultivateur. "On ne pensait pas qu'Ebola allait encore surgir", ajoute le préfet, Golbert Mawa. Samedi après-midi, une réunion de crise a été organisée à l'antenne de Beni de la division provinciale de santé du Nord-Kivu, avec des représentants du ministère de la Santé, de la protection civile, de la Croix-rouge, de l'Unicef et divers "relais communautaires". L'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) a assuré dans un communiqué être "déjà sur le terrain". "Du personnel supplémentaire se rendra à Beni durant le week-end pour soutenir les activités de mobilisation communautaire, de contrôle des infections et de décontamination", a précisé l'organisation qui prévoit d'expédier dimanche "des équipements médicaux ainsi que des fournitures pour l'eau, l'assainissement et le contrôle des infections". "Trois camions apporteront 160 m3 de fournitures vitales, telles des réservoirs d'eau, des seaux, des équipements de protection individuelle, du chlore, des barres de savon, des antibiotiques, etc.", a-t-elle détaillé. Le ministère congolais de la Santé a annoncé vendredi soir qu'un cas d'infection par le virus Ebola avait été confirmé après un prélèvement effectué sur un enfant de 3 ans décédé le 6 octobre, dans la zone de santé Butsili de Beni, dans la province du Nord-Kivu. Cette "résurgence du virus d'Ebola" survient cinq mois après la fin officiellement déclarée de la 12e épidémie de la maladie dans le pays. Celle-ci avait duré trois mois, durant lesquels 12 cas avaient été enregistrés, avec six décès et des centaines de personnes vaccinées. Une autre très grave épidémie avait été enregistrée dans le Nord-Kivu entre août 2018 et juin 2020, qui avait causé la mort de plus de 2.000 personnes. Dans un communiqué diffusé dans la nuit de vendredi à samedi, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a rappelé que Beni avait été l'un des épicentres de cette épidémie de 2018-2020 et se situait à environ à 50 km de la ville de Butembo, touchée par l'épidémie de cette année. "Il arrive que des cas sporadiques surviennent après une épidémie majeure, mais il est trop tôt pour dire si ce cas est lié aux épidémies précédentes", a jugé l'OMS. "Le Nord-Kivu a été accablé par des épidémies d'Ebola ces dernières années, mais une expertise locale et une conscience communautaire ont été développées, ouvrant ainsi la voie à une riposte rapide", a déclaré dans ce communiqué Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique. Les équipes sont à pied d'?uvre sur le terrain, assurait dès vendredi soir le ministère de la Santé, notamment pour assurer "le listage et le suivi d'environ 100 cas contacts à ce jour et la décontamination des formations sanitaires". Identifié pour la première fois en 1976 en RDC (ex-Zaïre), le virus Ebola se transmet à l'Homme par des animaux infectés. La transmission humaine se fait par les liquides corporels, avec pour principaux symptômes des fièvres, vomissements, saignements, diarrhées. Des traitements ont désormais montré une certaine efficacité contre cette fièvre hémorragique, de même que des vaccins administrés dans l'entourage de cas positifs. (Belga)

Parmi la population, la crainte est grande de vivre une nouvelle calamité. "Nous avons eu un grand nombre de morts... Ma s?ur avait perdu la vie, c'est la raison pour laquelle j'avais eu le vaccin", déclare à l'AFP Hangi Kakule, cultivateur. "On ne pensait pas qu'Ebola allait encore surgir", ajoute le préfet, Golbert Mawa. Samedi après-midi, une réunion de crise a été organisée à l'antenne de Beni de la division provinciale de santé du Nord-Kivu, avec des représentants du ministère de la Santé, de la protection civile, de la Croix-rouge, de l'Unicef et divers "relais communautaires". L'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) a assuré dans un communiqué être "déjà sur le terrain". "Du personnel supplémentaire se rendra à Beni durant le week-end pour soutenir les activités de mobilisation communautaire, de contrôle des infections et de décontamination", a précisé l'organisation qui prévoit d'expédier dimanche "des équipements médicaux ainsi que des fournitures pour l'eau, l'assainissement et le contrôle des infections". "Trois camions apporteront 160 m3 de fournitures vitales, telles des réservoirs d'eau, des seaux, des équipements de protection individuelle, du chlore, des barres de savon, des antibiotiques, etc.", a-t-elle détaillé. Le ministère congolais de la Santé a annoncé vendredi soir qu'un cas d'infection par le virus Ebola avait été confirmé après un prélèvement effectué sur un enfant de 3 ans décédé le 6 octobre, dans la zone de santé Butsili de Beni, dans la province du Nord-Kivu. Cette "résurgence du virus d'Ebola" survient cinq mois après la fin officiellement déclarée de la 12e épidémie de la maladie dans le pays. Celle-ci avait duré trois mois, durant lesquels 12 cas avaient été enregistrés, avec six décès et des centaines de personnes vaccinées. Une autre très grave épidémie avait été enregistrée dans le Nord-Kivu entre août 2018 et juin 2020, qui avait causé la mort de plus de 2.000 personnes. Dans un communiqué diffusé dans la nuit de vendredi à samedi, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a rappelé que Beni avait été l'un des épicentres de cette épidémie de 2018-2020 et se situait à environ à 50 km de la ville de Butembo, touchée par l'épidémie de cette année. "Il arrive que des cas sporadiques surviennent après une épidémie majeure, mais il est trop tôt pour dire si ce cas est lié aux épidémies précédentes", a jugé l'OMS. "Le Nord-Kivu a été accablé par des épidémies d'Ebola ces dernières années, mais une expertise locale et une conscience communautaire ont été développées, ouvrant ainsi la voie à une riposte rapide", a déclaré dans ce communiqué Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique. Les équipes sont à pied d'?uvre sur le terrain, assurait dès vendredi soir le ministère de la Santé, notamment pour assurer "le listage et le suivi d'environ 100 cas contacts à ce jour et la décontamination des formations sanitaires". Identifié pour la première fois en 1976 en RDC (ex-Zaïre), le virus Ebola se transmet à l'Homme par des animaux infectés. La transmission humaine se fait par les liquides corporels, avec pour principaux symptômes des fièvres, vomissements, saignements, diarrhées. Des traitements ont désormais montré une certaine efficacité contre cette fièvre hémorragique, de même que des vaccins administrés dans l'entourage de cas positifs. (Belga)