"L'analyse de données financières publiques démontre qu'entre 2003 et 2021, la RDC a perdu 1,95 milliard de dollars de recettes", affirme cette coalition anticorruption, "Le Congo n'est pas à vendre" (CNPAV). "Si rien n'est fait pour stopper cette hémorragie, 1,76 milliard de dollars supplémentaires au titre de royalties pourrait échapper aux caisses de l'État entre 2021 et 2039", selon le CNPAV. La RDC "pourrait être privée d'au moins 3,71 milliards de dollars suite à ces contrats douteux" conclus avec Dan Gertler, une personnalité de premier plan dans le secteur minier congolais. Proche de l'ex-président Joseph Kabila (au pouvoir de 2001 et 2019), l'homme d'affaires a fait office d'intermédiaire sur les plus gros contrats du pays pendant près de 20 ans. "Pourquoi on parle toujours de Dan Gertler? Parce que rien n'est fait et l'argent continue de partir. Nous sommes à des estimations minimales de 4 milliards. Aucun intermédiaire n'a coûté aussi cher à la République", a fustigé au cours d'une conférence de presse le porte-parole du CNPAV, Jean Claude Mputu. Dans le viseur de nombreuses ONG, cité dans les "Panama Papers" en 2016, M. Gertler fait l'objet d'allégations de corruption depuis de nombreuses années. Il réfute régulièrement ces accusations. En novembre, il s'était livré à une très rare prise de parole publique, vantant ses investissements au "profit" des Congolais et leur promettant de leur en verser "les dividendes". En mars, les États-Unis ont rétabli les sanctions contre le milliardaire, décidées en décembre 2017 par le département d'État américain, mais qui avaient été allégées juste avant le départ de Donald Trump de la Maison Blanche. Washington l'accusait d'avoir fait perdre à la RDC "1,36 milliard de dollars de recettes" fiscales dans les années 2010. L'actuel président, Félix Tshisekedi, "n'a pour l'heure pris aucune mesure visant à enquêter sur les transactions minières de M. Gertler", s'est étonné M. Mputu, alors que le pays a "désespérément besoin de cet argent pour reconstruire son économie et sortir sa population de la pauvreté". (Belga)

"L'analyse de données financières publiques démontre qu'entre 2003 et 2021, la RDC a perdu 1,95 milliard de dollars de recettes", affirme cette coalition anticorruption, "Le Congo n'est pas à vendre" (CNPAV). "Si rien n'est fait pour stopper cette hémorragie, 1,76 milliard de dollars supplémentaires au titre de royalties pourrait échapper aux caisses de l'État entre 2021 et 2039", selon le CNPAV. La RDC "pourrait être privée d'au moins 3,71 milliards de dollars suite à ces contrats douteux" conclus avec Dan Gertler, une personnalité de premier plan dans le secteur minier congolais. Proche de l'ex-président Joseph Kabila (au pouvoir de 2001 et 2019), l'homme d'affaires a fait office d'intermédiaire sur les plus gros contrats du pays pendant près de 20 ans. "Pourquoi on parle toujours de Dan Gertler? Parce que rien n'est fait et l'argent continue de partir. Nous sommes à des estimations minimales de 4 milliards. Aucun intermédiaire n'a coûté aussi cher à la République", a fustigé au cours d'une conférence de presse le porte-parole du CNPAV, Jean Claude Mputu. Dans le viseur de nombreuses ONG, cité dans les "Panama Papers" en 2016, M. Gertler fait l'objet d'allégations de corruption depuis de nombreuses années. Il réfute régulièrement ces accusations. En novembre, il s'était livré à une très rare prise de parole publique, vantant ses investissements au "profit" des Congolais et leur promettant de leur en verser "les dividendes". En mars, les États-Unis ont rétabli les sanctions contre le milliardaire, décidées en décembre 2017 par le département d'État américain, mais qui avaient été allégées juste avant le départ de Donald Trump de la Maison Blanche. Washington l'accusait d'avoir fait perdre à la RDC "1,36 milliard de dollars de recettes" fiscales dans les années 2010. L'actuel président, Félix Tshisekedi, "n'a pour l'heure pris aucune mesure visant à enquêter sur les transactions minières de M. Gertler", s'est étonné M. Mputu, alors que le pays a "désespérément besoin de cet argent pour reconstruire son économie et sortir sa population de la pauvreté". (Belga)