"Nous avons disposé des bougies pour éclairer symboliquement la face la plus honteuse de la politique d'asile et d'immigration de l'Etat belge. Ces centres représentent des prisons conçues pour les personnes sans papier et certaines d'entre elles ont même mis fin à leurs jours par crainte de devoir retourner dans un pays qu'ils ont fui. Le gouvernement en affaires courantes continue à mettre en application le plan de l'ex-secrétaire d'État Théo Francken consistant à augmenter le nombre de centres fermés et d'expulsions. Par exemple, un centre pour femmes à Hoolsbeek a été ouvert en mai 2019", explique France Arets, porte-parole du CRACPE. Le 24 décembre représente un moment convivial et l'occasion pour les membres de l'association d'offrir du baume au c?ur aux résidents du centre. Une délégation est venue apporter des messages de solidarité, un soutien et une recharge téléphonique de 10 euros pour chaque détenu. Une seconde, composée de quatre représentants politiques, a quant à elle rencontré la direction pour adresser une série de questions à la direction de l'établissement notamment sur l'accès aux soins médicaux et psychiatriques. Aux alentours de 17h00, cette délégation a pu faire état de son ressenti aux centaines de personnes présentes après cette rencontre. Benjamin Bodson (CdH), conseiller communal à Liège, ainsi que les députés fédéraux Gaby Colebunders (PTB), Hervé Rigot (PS) et Sarah Schlitz (Ecolo) ont parlé d'une seule voix. "La situation est inacceptable, incompréhensible et inhumaine. Un état ne devrait pas être capable de priver quelqu'un de liberté et le considérer comme criminel alors qu'il a fui un pays pour sa sécurité. Les personnes coincées dans le centre sont touchées par la mobilisation aujourd'hui et c'est un geste important pour eux." Ils ont annoncé leur volonté de s'unir contre la politique d'asile et d'immigration mise en application. Le centre fermé pour personnes en séjour illégal de Vottem est ouvert depuis vingt ans et peut accueillir jusqu'à 120 personnes par jour. On estime qu'un millier de personnes y séjournent par année. (Belga)

"Nous avons disposé des bougies pour éclairer symboliquement la face la plus honteuse de la politique d'asile et d'immigration de l'Etat belge. Ces centres représentent des prisons conçues pour les personnes sans papier et certaines d'entre elles ont même mis fin à leurs jours par crainte de devoir retourner dans un pays qu'ils ont fui. Le gouvernement en affaires courantes continue à mettre en application le plan de l'ex-secrétaire d'État Théo Francken consistant à augmenter le nombre de centres fermés et d'expulsions. Par exemple, un centre pour femmes à Hoolsbeek a été ouvert en mai 2019", explique France Arets, porte-parole du CRACPE. Le 24 décembre représente un moment convivial et l'occasion pour les membres de l'association d'offrir du baume au c?ur aux résidents du centre. Une délégation est venue apporter des messages de solidarité, un soutien et une recharge téléphonique de 10 euros pour chaque détenu. Une seconde, composée de quatre représentants politiques, a quant à elle rencontré la direction pour adresser une série de questions à la direction de l'établissement notamment sur l'accès aux soins médicaux et psychiatriques. Aux alentours de 17h00, cette délégation a pu faire état de son ressenti aux centaines de personnes présentes après cette rencontre. Benjamin Bodson (CdH), conseiller communal à Liège, ainsi que les députés fédéraux Gaby Colebunders (PTB), Hervé Rigot (PS) et Sarah Schlitz (Ecolo) ont parlé d'une seule voix. "La situation est inacceptable, incompréhensible et inhumaine. Un état ne devrait pas être capable de priver quelqu'un de liberté et le considérer comme criminel alors qu'il a fui un pays pour sa sécurité. Les personnes coincées dans le centre sont touchées par la mobilisation aujourd'hui et c'est un geste important pour eux." Ils ont annoncé leur volonté de s'unir contre la politique d'asile et d'immigration mise en application. Le centre fermé pour personnes en séjour illégal de Vottem est ouvert depuis vingt ans et peut accueillir jusqu'à 120 personnes par jour. On estime qu'un millier de personnes y séjournent par année. (Belga)