Le commandant des forces américaines en Irak a fait remettre --en main propre selon un responsable militaire américain à Bagdad-- une lettre au numéro deux de l'armée irakienne lui disant respecter la "décision souveraine (du Parlement irakien, ndlr) qui ordonne (son) départ". Mais le chef d'état-major à Washington a peu après annoncé que c'était une erreur. "Cette lettre ne correspond pas à notre état d'esprit aujourd'hui", a expliqué le chef du Pentagone Mark Esper. A Bagdad, le bruit des hélicoptères était toutefois incessant, alors que la missive prévenait que les déplacements en hélicoptères augmenteraient, en vue du retrait. Après le vote du Parlement irakien dimanche, le président américain Donald Trump avait menacé d'imposer des sanctions "très fortes" à l'Irak. Sur le front diplomatique, les appels à la désescalade se multiplient tandis que s'envenime l'affrontement verbal entre Washington et Téhéran. Samedi, le président américain Donald Trump a menacé de viser 52 cibles iraniennes, dont des sites culturels. Son homologue iranien Hassan Rohani l'a sommé lundi de ne "jamais menacer la nation iranienne", après avoir promis dès vendredi une "riposte militaire" et une "dure vengeance", "au bon endroit et au bon moment". L'Otan, après une réunion extraordinaire, a appelé Téhéran à éviter "davantage de violence et de provocations" tandis que la France a estimé que l'Iran devait "renoncer à des représailles" contre Washington. Les chefs de la diplomatie de l'UE doivent tenir vendredi une réunion sur la crise entre les deux ennemis, appelés par la présidente de la Commission européenne à suivre "la voie de la pondération". Et l'Iran a annoncé dimanche une nouvelle réduction de ses engagements contenus dans l'accord international conclu en 2015 pour garantir la nature purement civile des activités nucléaires iraniennes, un pacte désormais presque vidé de sa substance. Pour les observateurs, l'Iran reste "très prudent" en évitant de dénoncer frontalement le texte, ce qui laisse une ultime marge de manoeuvre pour tenter de le sauver. La crise entre Washington et Téhéran a dopé les cours du pétrole et fait trembler les Bourses mondiales. L'or, traditionnelle valeur refuge, est monté à des niveaux jamais vus depuis 2013. (Belga)

Le commandant des forces américaines en Irak a fait remettre --en main propre selon un responsable militaire américain à Bagdad-- une lettre au numéro deux de l'armée irakienne lui disant respecter la "décision souveraine (du Parlement irakien, ndlr) qui ordonne (son) départ". Mais le chef d'état-major à Washington a peu après annoncé que c'était une erreur. "Cette lettre ne correspond pas à notre état d'esprit aujourd'hui", a expliqué le chef du Pentagone Mark Esper. A Bagdad, le bruit des hélicoptères était toutefois incessant, alors que la missive prévenait que les déplacements en hélicoptères augmenteraient, en vue du retrait. Après le vote du Parlement irakien dimanche, le président américain Donald Trump avait menacé d'imposer des sanctions "très fortes" à l'Irak. Sur le front diplomatique, les appels à la désescalade se multiplient tandis que s'envenime l'affrontement verbal entre Washington et Téhéran. Samedi, le président américain Donald Trump a menacé de viser 52 cibles iraniennes, dont des sites culturels. Son homologue iranien Hassan Rohani l'a sommé lundi de ne "jamais menacer la nation iranienne", après avoir promis dès vendredi une "riposte militaire" et une "dure vengeance", "au bon endroit et au bon moment". L'Otan, après une réunion extraordinaire, a appelé Téhéran à éviter "davantage de violence et de provocations" tandis que la France a estimé que l'Iran devait "renoncer à des représailles" contre Washington. Les chefs de la diplomatie de l'UE doivent tenir vendredi une réunion sur la crise entre les deux ennemis, appelés par la présidente de la Commission européenne à suivre "la voie de la pondération". Et l'Iran a annoncé dimanche une nouvelle réduction de ses engagements contenus dans l'accord international conclu en 2015 pour garantir la nature purement civile des activités nucléaires iraniennes, un pacte désormais presque vidé de sa substance. Pour les observateurs, l'Iran reste "très prudent" en évitant de dénoncer frontalement le texte, ce qui laisse une ultime marge de manoeuvre pour tenter de le sauver. La crise entre Washington et Téhéran a dopé les cours du pétrole et fait trembler les Bourses mondiales. L'or, traditionnelle valeur refuge, est monté à des niveaux jamais vus depuis 2013. (Belga)