Ces réactions sont "répugnantes et indignes d'une société comme celle de la Flandre", a déclaré le directeur de cette coupole d'associations "ethnico-culturelles" qui se veut la porte-voix des personnes originaires de l'immigration en Flandre.

Wouter Van Bellingen pointe du doigt la façon dont la société flamande se détériore, le ton utilisé par certaines figures politiques et surtout le peu d'action des pouvoirs publics face à ce phénomène.

"L'indignation n'est pas suffisante. La responsabilité est aussi importante, et cela réclame de l'action", a-t-il souligné.

Il y a dix ans, Hans Vantemsche, imprégné de l'idéologie raciste d'extrême-droite, semait la mort dans les rues d'Anvers. "On remarque que l'on en a beaucoup parlé mais que trop peu de choses ont été entreprises", a affirmé le directeur de "Minderhedenforum", visant notamment l'absence d'un plan de lutte interfédéral contre le racisme.

M. Van Bellingen demande qu'à côté du terrorisme, le racisme soit aussi une priorité. "Il revient maintenant aux ministres de la Justice et de l'Intérieur d'inciter leurs services à poursuivre la discrimination. Et que la Communauté flamande, après l'indignation, prépare un pacte d'intégration afin que les services d'inspection puissent repérer les faits de discrimination et les combattre".

Une expérience-pilote à Anvers

La lutte contre le racisme est l'un des volets du plan national de sécurité pour les 4 prochaines années, approuvé il y a peu, a répondu le cabinet du ministre de l'Intérieur, Jan Jambon. La secrétaire d'Etat à l'égalité des chances est chargée d'élaborer un plan anti-discrimination d'ici la fin de l'année.

"Si nous sommes en mesure de le faire, nous interviendrons toujours directement contre la discrimination et le racisme", a ajouté le porte-parole.

Le cabinet de l'Intérieur insiste sur une expérience-pilote menée à Anvers en matière de recrutement policier, de manière à ce que la police reflète mieux dans sa composition la réalité de la société. Les résultats du projet seront évalués à la fin août.

Depuis mardi, les réactions fusent après la publication de commentaires haineux et racistes sur une page Facebook gérée par un groupuscule d'extrême-droite flamand, la "Vlaamse Verdedigingsliga". Des internautes s'y réjouissaient de la mort d'une jeune homme d'origine marocaine dans un accident. Mercredi, en fin d'après-midi, la page n'était plus accessible.

Plusieurs mandataires de la N-VA ont manifesté leur indignation, dont le ministre-président flamand, Geert Bourgeois, ou le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Theo Francken. "Des larmes de crocodile", ont lancé les écologistes francophones, dans l'opposition. Les Verts ont rappelé les déclarations polémiques de plusieurs responsables nationalistes à l'égard des communautés d'origine étrangère ou faisant du racisme une "notion relative". "Qui sème la division, récolte la haine", a renchéri le député Kristof Calvo (Groen) sur twitter. "Je ne comptais pas tweeter pendant les vacances mais l'hypocrisie de la N-VA me met en colère. Ils 'mainstreament' depuis longtemps la xénophobie et donc le racisme".

Le parquet d'Anvers a indiqué par ailleurs que les responsables de cette page Facebook seraient poursuivis. En avril 2015, Unia, l'ex-centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, avait déjà déposé plainte contre eux. Les derniers développements ont été joints au dossier.

Ces réactions sont "répugnantes et indignes d'une société comme celle de la Flandre", a déclaré le directeur de cette coupole d'associations "ethnico-culturelles" qui se veut la porte-voix des personnes originaires de l'immigration en Flandre. Wouter Van Bellingen pointe du doigt la façon dont la société flamande se détériore, le ton utilisé par certaines figures politiques et surtout le peu d'action des pouvoirs publics face à ce phénomène. "L'indignation n'est pas suffisante. La responsabilité est aussi importante, et cela réclame de l'action", a-t-il souligné. Il y a dix ans, Hans Vantemsche, imprégné de l'idéologie raciste d'extrême-droite, semait la mort dans les rues d'Anvers. "On remarque que l'on en a beaucoup parlé mais que trop peu de choses ont été entreprises", a affirmé le directeur de "Minderhedenforum", visant notamment l'absence d'un plan de lutte interfédéral contre le racisme. M. Van Bellingen demande qu'à côté du terrorisme, le racisme soit aussi une priorité. "Il revient maintenant aux ministres de la Justice et de l'Intérieur d'inciter leurs services à poursuivre la discrimination. Et que la Communauté flamande, après l'indignation, prépare un pacte d'intégration afin que les services d'inspection puissent repérer les faits de discrimination et les combattre". La lutte contre le racisme est l'un des volets du plan national de sécurité pour les 4 prochaines années, approuvé il y a peu, a répondu le cabinet du ministre de l'Intérieur, Jan Jambon. La secrétaire d'Etat à l'égalité des chances est chargée d'élaborer un plan anti-discrimination d'ici la fin de l'année. "Si nous sommes en mesure de le faire, nous interviendrons toujours directement contre la discrimination et le racisme", a ajouté le porte-parole. Le cabinet de l'Intérieur insiste sur une expérience-pilote menée à Anvers en matière de recrutement policier, de manière à ce que la police reflète mieux dans sa composition la réalité de la société. Les résultats du projet seront évalués à la fin août. Depuis mardi, les réactions fusent après la publication de commentaires haineux et racistes sur une page Facebook gérée par un groupuscule d'extrême-droite flamand, la "Vlaamse Verdedigingsliga". Des internautes s'y réjouissaient de la mort d'une jeune homme d'origine marocaine dans un accident. Mercredi, en fin d'après-midi, la page n'était plus accessible. Plusieurs mandataires de la N-VA ont manifesté leur indignation, dont le ministre-président flamand, Geert Bourgeois, ou le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Theo Francken. "Des larmes de crocodile", ont lancé les écologistes francophones, dans l'opposition. Les Verts ont rappelé les déclarations polémiques de plusieurs responsables nationalistes à l'égard des communautés d'origine étrangère ou faisant du racisme une "notion relative". "Qui sème la division, récolte la haine", a renchéri le député Kristof Calvo (Groen) sur twitter. "Je ne comptais pas tweeter pendant les vacances mais l'hypocrisie de la N-VA me met en colère. Ils 'mainstreament' depuis longtemps la xénophobie et donc le racisme". Le parquet d'Anvers a indiqué par ailleurs que les responsables de cette page Facebook seraient poursuivis. En avril 2015, Unia, l'ex-centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, avait déjà déposé plainte contre eux. Les derniers développements ont été joints au dossier.