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Comme tous les ans, les notaires bruxellois et wallons ont livré leur analyse immobilière de l'année écoulée. Volume de transactions, prix des maisons et des appartements, mais aussi grandes tendances ont été décortiqués par leurs soins, commune par commune et province par province (1). Entre autres indicateurs, les notaires ont relevé, en 2019, la jeunesse des acquéreurs : à Bruxelles, un peu plus d'un sur cinq (21 %) avait moins de 30 ans, contre un peu plus d'un sur quatre (26 %) en Wallonie. De quoi titiller la curiosité du Vif/L'Express, qui a souhaité aller plus loin et s'interroger sur les types de biens et les quartiers visés par ces jeunes propriétaires en herbe. Mais aussi sur les aspirations immobilières de la tranche d'âge des 35-40 ans, dont la famille et les finances s'étoffent. Voire, plus loin dans le cycle de vie, sur celles des seniors ou des futurs retraités, qui souhaitent se défaire de la maison familiale pour acquérir un appartement proche des commerces et des facilités. Sans oublier, dans l'intervalle, les pistes d'investissement dans la brique pour ceux qui, à 50 ou 55 ans, ont terminé de payer leur résidence principale et veulent placer leurs économies dans un kot étudiant, un petit appartement à mettre en location ou, pourquoi pas, une seconde résidence... Tant à Bruxelles que dans les cinq provinces wallonnes, les notaires se sont pliés au jeu, dépassant le simple commentaire des statistiques pour esquisser divers portraits d'acquéreurs, qu'ils soient propriétaires-occupants ou investisseurs. De quoi mettre en lumière des différences amusantes entre Bruxellois, Brabançons, Hennuyers, Liégeois, Namurois ou Luxembourgeois. Mais aussi de précieux conseils adressés aux candidats-acquéreurs suivant leur âge et leur budget. Pour compléter les données des notaires, et bien que leurs homologues du nord du pays ne livrent pas la même analyse annuelle, Le Vif/L'Express a pris l'initiative de sonder le marché côtier en questionnant le porte-parole flamand de la Fédération royale du notariat belge, Bart Van Opstal, dont l'étude est située à Ostende. 2019 a été une année chargée pour les notaires du pays : le nombre de ventes actées dans leurs études a grimpé de 10,8 % en Flandre (sous l'effet de la suppression annoncée du " woonbonus " en janvier 2020), 6,3 % à Bruxelles et 6 % en Wallonie. Ils enregistrent même le meilleur quatrième trimestre depuis la création de leur baromètre, et ce dans les trois Régions. " Il s'agit d'une activité record ", assurent-ils. Les prix médians des biens sont aussi à la hausse, sans atteindre les mêmes pics. Pondérés en fonction de l'inflation (1,2 %), ils évoluent, pour les maisons, dans une fourchette de 2,5 % à 3 % sur un an, à 266 500 euros au nord du pays, 410 000 euros au centre et 172 000 euros au sud. Toujours compte tenu de l'inflation, les prix médians des appartements progressent, eux, de 2,7 % en Flandre (205 769 euros), 5,1 % à Bruxelles (223 125 euros) et 1,9 % en Wallonie (165 000 euros).