Déterminés à faire passer leur message mais déçus du peu d'avancées engrangées depuis le début des manifestations pour le climat en janvier dernier, 600 personnes - rassemblées sous les étendards de "Youth For Climate", "Students For Climate", "Extinction Rebellion" ou encore des "Grands-Parents pour le Climat" - ont à nouveau brandi slogans et pancartes pour réclamer un relèvement des ambitions climatiques. Parmi les manifestants, les jeunes néerlandophones étaient nombreux à déplorer "le manque d'ambition" du gouvernement flamand, qui s'est accordé pour réduire les émissions de CO2 de la Flandre de 80% d'ici 2050, bien loin de l'objectif de neutralité carbone, clé de la lutte contre le réchauffement climatique. "Il faut continuer à mettre la pression, garder l'attention médiatique", ont affirmé deux étudiantes d'Alost et d'Anvers. "Persévérer, même si ça nous rend tristes de voir qu'il y a de moins en moins de monde", a renchéri une élève de rhétorique de l'école Decroly à Uccle, venue avec une poignée d'amis qui se moquent bien de se voir notifier une absence injustifiée pour leur matinée passée en dehors de l'établissement. "Le but, c'est de maintenir l'urgence climatique au coeur des débats, pas de se concentrer sur le nombre de participants", a affirmé Julie Schummer, représentante de Youth For Climate. Même si les marches attirent moins de monde, "d'autres actions se mettent en place, comme la sensibilisation d'eurodéputés ou encore le lancement la semaine prochaine d'un site web", a ajouté Julie Schummer. Certains marcheurs, déçus du faible impact des manifestations sur la politique, ont par ailleurs rejoint les rangs du groupe de désobéissance civile "Extinction Rebellion". (Belga)