Cher Paul Magnette, depuis le 5 novembre, vous menez une mission d'information royale que nous savons épineuse. Deux risques planent. Une paralysie politique totale pourrait mener rapidement à de nouvelles élections, avec le risque de voir les extrêmes se renforcer encore. D'autre part, à terme, une crise profonde pourrait menacer l'avenir même de la Belgique. Presque six mois après les élections, alors que le pays est " géré " depuis un an par un gouvernement minoritaire en affaires courantes, l'indifférence apparente de la population cache désormais une inquiétude froide. Monsieur l'informateur royal, vous avez choisi la transparence pour sortir de ce blocage et tenter d'inventer un nouveau futur pour le pays. En le stabilisant, avec une coalition la plus large possible. Le 11 novembre, vous vous êtes même déclaré, en flamand, " plus optimiste "...
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Cher Paul Magnette, depuis le 5 novembre, vous menez une mission d'information royale que nous savons épineuse. Deux risques planent. Une paralysie politique totale pourrait mener rapidement à de nouvelles élections, avec le risque de voir les extrêmes se renforcer encore. D'autre part, à terme, une crise profonde pourrait menacer l'avenir même de la Belgique. Presque six mois après les élections, alors que le pays est " géré " depuis un an par un gouvernement minoritaire en affaires courantes, l'indifférence apparente de la population cache désormais une inquiétude froide. Monsieur l'informateur royal, vous avez choisi la transparence pour sortir de ce blocage et tenter d'inventer un nouveau futur pour le pays. En le stabilisant, avec une coalition la plus large possible. Le 11 novembre, vous vous êtes même déclaré, en flamand, " plus optimiste "... A l'heure où vous rédigez un texte à l'intention des présidents de parti, avant de revoir le roi le 18 novembre, la rédaction du Vif/L'Express a pris au mot votre volonté de travailler différemment. Nous avons demandé à une petite trentaine de personnalités, actives dans tous les champs de la société, de vous écrire une lettre pour exprimer leur aspiration à une Belgique plus stable ou leur préférence pour un choix plus radical. Avec, dans les deux cas, une demande de réformes urgentes pour le bien-être de la population. Vous le lirez, il y a dans leurs mots des craintes et des doutes, mais aussi des rêves, des conseils, de l'agacement ou de la colère, de la lassitude et des énergies. Monsieur Magnette, nous espérons que vous en tiendrez compte.