Il y a une semaine, une source judiciaire irakienne avait indiqué que le tribunal antiterroriste établissait un calendrier pour juger 900 Irakiens remis à leur pays par les forces kurdes de Syrie ces derniers mois, lorsque l'étau se resserrait sur le dernier réduit de l'EI le long de la frontière irakienne, désormais tombé. Dimanche, la justice a annoncé dans un communiqué que quatre Irakiens avaient été condamnés à la "mort par pendaison" pour avoir "perpétré des crimes contre des civils innocents pour déstabiliser l'Irak et la Syrie". Les Irakiens ont constitué le gros des structures de commandement de l'EI, dirigé par Abou Bakr al-Baghdadi, lui-même irakien, et qui a tenu à son apogée en 2014 près du tiers de l'Irak et de larges pans de la Syrie voisine. La justice irakienne a déjà jugé des milliers de nationaux ainsi que des étrangers, condamnés à des peines de mort ou de prison à perpétuité. De nombreux défenseurs des droits humains ont dénoncé des procès "expéditifs" et alertent sur de possibles "risques de torture" lors des interrogatoires en Irak. En 2018, l'année qui a suivi la déclaration de la "victoire" sur l'EI en Irak, les tribunaux irakiens ont ordonné au moins 271 peines capitales, soit quatre fois plus qu'en 2017, selon Amnesty International. Mais dans les faits, Bagdad-- qui reste parmi les cinq pays ordonnant le plus de peines de mort au monde-- a exécuté moins de condamnés. En 2018, 52 personnes ont été pendues, contre 125 en 2017. De nombreux autres procès vont avoir lieu, selon un responsable des services de sécurité, car des Irakiens sont en attente de rapatriement dans les prisons des forces kurdes de Syrie, qui ont été en première ligne de la lutte contre l'EI. Bagdad, qui jugera prochainement 12 Français transférés de Syrie, a aussi récemment proposé de juger le millier d'étrangers aux mains des Kurdes de Syrie contre deux milliards de dollars, selon des sources gouvernementales. (Belga)

Il y a une semaine, une source judiciaire irakienne avait indiqué que le tribunal antiterroriste établissait un calendrier pour juger 900 Irakiens remis à leur pays par les forces kurdes de Syrie ces derniers mois, lorsque l'étau se resserrait sur le dernier réduit de l'EI le long de la frontière irakienne, désormais tombé. Dimanche, la justice a annoncé dans un communiqué que quatre Irakiens avaient été condamnés à la "mort par pendaison" pour avoir "perpétré des crimes contre des civils innocents pour déstabiliser l'Irak et la Syrie". Les Irakiens ont constitué le gros des structures de commandement de l'EI, dirigé par Abou Bakr al-Baghdadi, lui-même irakien, et qui a tenu à son apogée en 2014 près du tiers de l'Irak et de larges pans de la Syrie voisine. La justice irakienne a déjà jugé des milliers de nationaux ainsi que des étrangers, condamnés à des peines de mort ou de prison à perpétuité. De nombreux défenseurs des droits humains ont dénoncé des procès "expéditifs" et alertent sur de possibles "risques de torture" lors des interrogatoires en Irak. En 2018, l'année qui a suivi la déclaration de la "victoire" sur l'EI en Irak, les tribunaux irakiens ont ordonné au moins 271 peines capitales, soit quatre fois plus qu'en 2017, selon Amnesty International. Mais dans les faits, Bagdad-- qui reste parmi les cinq pays ordonnant le plus de peines de mort au monde-- a exécuté moins de condamnés. En 2018, 52 personnes ont été pendues, contre 125 en 2017. De nombreux autres procès vont avoir lieu, selon un responsable des services de sécurité, car des Irakiens sont en attente de rapatriement dans les prisons des forces kurdes de Syrie, qui ont été en première ligne de la lutte contre l'EI. Bagdad, qui jugera prochainement 12 Français transférés de Syrie, a aussi récemment proposé de juger le millier d'étrangers aux mains des Kurdes de Syrie contre deux milliards de dollars, selon des sources gouvernementales. (Belga)