Julian Assange a été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans reclus à l'ambassade d'Équateur à Londres, où il s'était réfugié alors qu'il était en liberté sous caution. Il craignait une extradition vers les Etats-Unis ou la Suède, où il a fait l'objet de poursuites pour viol qui ont depuis été abandonnées. L'Australien, soutenu par nombre d'organisations de défense de la liberté de la presse, risque aux Etats-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Les Etats-Unis lui reprochent d'avoir mis en danger des sources des services américains, accusation qu'il conteste. Début janvier, la justice britannique a refusé l'extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis. Les avocats représentant les Etats-Unis ont toutefois fait appel de cette décision. En attendant, Julian Assange reste en détention. Dans cette lettre envoyée au 10, Downing Street, les députés belges saluent le refus de l'extradition d'Assange vers les Etats-Unis. Mais ils s'inquiètent du fait que la justice reconnaisse les motivations de l'accusation qui considère la publication par WikiLeaks de documents révélant des crimes de Guerre comme de l'espionnage, le refus de l'extradition étant justifié par des raisons de santé. Les quatre parlementaires, issus tant de la majorité que de l'opposition, réaffirment que la publication d'informations dans l'intérêt du public est la base de la liberté des médias, un fondement de la liberté de la presse. Les faits qui sont reprochés à Julian Assange relèvent à leurs yeux "du travail des journalistes et sa condamnation constituerait un précédent portant atteinte à ces libertés, liberté de la presse et droit à l'information." Le texte a notamment été cosigné par Attac, le Comité Free.Assange.Belgium, la Fédération Européenne des Journalistes (FEJ), les Ligue des Droits humains ou encore la FGTB. (Belga)

Julian Assange a été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans reclus à l'ambassade d'Équateur à Londres, où il s'était réfugié alors qu'il était en liberté sous caution. Il craignait une extradition vers les Etats-Unis ou la Suède, où il a fait l'objet de poursuites pour viol qui ont depuis été abandonnées. L'Australien, soutenu par nombre d'organisations de défense de la liberté de la presse, risque aux Etats-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Les Etats-Unis lui reprochent d'avoir mis en danger des sources des services américains, accusation qu'il conteste. Début janvier, la justice britannique a refusé l'extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis. Les avocats représentant les Etats-Unis ont toutefois fait appel de cette décision. En attendant, Julian Assange reste en détention. Dans cette lettre envoyée au 10, Downing Street, les députés belges saluent le refus de l'extradition d'Assange vers les Etats-Unis. Mais ils s'inquiètent du fait que la justice reconnaisse les motivations de l'accusation qui considère la publication par WikiLeaks de documents révélant des crimes de Guerre comme de l'espionnage, le refus de l'extradition étant justifié par des raisons de santé. Les quatre parlementaires, issus tant de la majorité que de l'opposition, réaffirment que la publication d'informations dans l'intérêt du public est la base de la liberté des médias, un fondement de la liberté de la presse. Les faits qui sont reprochés à Julian Assange relèvent à leurs yeux "du travail des journalistes et sa condamnation constituerait un précédent portant atteinte à ces libertés, liberté de la presse et droit à l'information." Le texte a notamment été cosigné par Attac, le Comité Free.Assange.Belgium, la Fédération Européenne des Journalistes (FEJ), les Ligue des Droits humains ou encore la FGTB. (Belga)