Donald Trump (74) était auparavant le visage de la "succes story" américaine, connu pour avoir érigé un gratte-ciel de 200 mètres portant son nom à New York, la Trump Tower, ses multiples casinos et son émission de téléréalité "The Apprentice". Sans expérience politique préalable, mais un bagout, une fortune et un sens des affaires hors du commun, Donald Trump s'est fait élire des Américains en novembre 2016 leur promettant de rendre sa grandeur au pays et de construire un mur à la frontière mexicaine pour lutter contre l'immigration illégale. L'Amérique a basculé début janvier 2017 sous la gouvernance du républicain, après huit ans d'administration démocrate sous Barack Obama. Rapidement, les embardées diplomatiques ont modifié les contours de l'échiquier international, Donald Trump rencontrant à trois reprises le leader nord-coréen Kim Jong Un, retirant les USA de l'accord international sur le nucléaire, de l'accord de Paris sur le climat ou encore en reconnaissant Jérusalem comme capitale d'Israël. L'Américain a en outre crispé à maintes reprises ses traditionnels alliés européens, critiquant leur trop faible contribution à l'Otan. Une guerre commerciale avec la Chine a été déclenchée par Washington sous l'impulsion de Donald Trump, qui a, en 2020, aggravé les tensions en tenant Pékin pour responsable de la pandémie de Covid-19. Les relations du président américain avec Moscou, et les soupçons d'ingérence de la Russie lors de la campagne électorale, ont en outre été scrutées de près. Suite à presque deux ans d'enquête durant la première moitié du mandat de Trump, le procureur spécial Robert Mueller n'a toutefois pas mis en évidence, dans son rapport rendu en mars 2019, de collusion entre l'équipe de campagne de Trump et le pouvoir russe. Il a, en revanche, montré que des proches de Donald Trump avaient bien eu de nombreux contacts avec des intermédiaires russes et que la Russie était intervenue dans la campagne présidentielle avec l'intention de favoriser le candidat républicain. Plus de 30 personnes ont été inculpées pour des faits liés à cette enquête. Quelque mois après la parution de ce rapport, les démocrates au Sénat américain ont en outre déclenché avec fracas une procédure de destitution à l'encontre du président l'accusant d'avoir abusé de son pouvoir pour exiger de l'Ukraine des enquêtes à même de "salir" son adversaire pressenti à la présidentielle 2020 à l'époque, le démocrate Joe Biden. Le Sénat américain, à la majorité républicaine, a finalement acquitté en février 2020 Donald Trump, estimant que le président ne s'était pas rendu coupable d'un tel abus de pouvoir. Cet épisode a fait de Donald Trump le 3e président américain à être empêtré dans un procès en destitution, et le 3e à en être acquitté, achevant de ternir la seconde moitié de son mandat. La dernière année de sa présidence, Donald Trump a été confronté de plein fouet à la pandémie de coronavirus, qui a déjà ôté la vie de plus de 227.000 Américains. La gestion sanitaire de l'administration Trump, qui a rechigné à imposer des restrictions, a fait l'objet de nombreuses critiques. Le refus du président de porter le masque et son maintien de grands rassemblements électoraux, ont en particulier divisé l'opinion publique américaine. L'ironie du sort a voulu que le président lui-même, et la Première dame, Melania Trump, ancien mannequin slovène, soient contaminés au Covid-19 un mois à peine avant l'élection américaine. L'Amérique s'est aussi montrée plus divisée que jamais en fin de mandat de Trump avec de vastes mobilisations antiracistes dans de nombreuses grandes villes américaines, parfois émaillées de violences et heurts avec les forces de l'ordre. Après un premier épisode à Charlottesville en 2017 déjà, lorsque des affrontements entre militants suprémacistes blancs et antifascistes avaient fait un mort et des dizaines de blessés, la vague a pris une ampleur sans précédent après le décès de l'Afro-Américain George Floyd, étouffé par un policier blanc le 25 mai 2020. Le milliardaire républicain n'a cependant jamais clarifié de manière franche sa position sur les mouvances d'extrêmes droites telles que "QAnon" ou "Proud Boys". Signature propre à son mandat, le septuagénaire a pris grand soin de commenter ses décisions et l'actualité par dizaines de messages postés au quotidien sur le réseau social Twitter. Y dénonçant régulièrement de 'fausses nouvelles' ('fake news'), il s'est aliéné de la sorte certains grands médias comme The New York Times ou CNN. La presse américaine n'a cependant pas manqué de multiplier les révélations relatives au milliardaire, dévoilant entre autres des versements effectués à l'actrice de films pornographiques Stormy Daniels pour acheter son silence sur une liaison présumée ou l'absence de paiement d'impôt fédéral par le magnat de l'immobilier des années durant. En bout de course électorale, les réseaux sociaux ont décidé de bloquer certains contenus publiés par le président américain ou sa campagne jugés trompeurs. Dans le droit fil de son rôle dans l'émission de téléréalité "The Apprentice", dans laquelle il licenciait des candidats en martelant "Vous êtes virés", le président américain a limogé tout au long de sa législature nombre de ses proches collaborateurs. Les têtes de Rex Tillerson, premier chef de la diplomatie, John Bolton, conseiller à la sécurité nationale ou encore James Comey, chef du FBI, sont tombées. Le cercle rapproché de Donald Trump a cependant résisté au ballet de démissions et limogeages: le gendre de M. Trump, Jared Kushner marié à sa fille Ivanka est resté proche conseiller à la Maison Blanche - auteur d'un plan de paix décrié pour le Moyen-Orient -, de même que et le vice-président, Mike Pence, chrétien conservateur, qui a été reconduit comme colistier sur le ticket républicain dans l'espoir d'une réélection du président sortant le 3 novembre. (Belga)

Donald Trump (74) était auparavant le visage de la "succes story" américaine, connu pour avoir érigé un gratte-ciel de 200 mètres portant son nom à New York, la Trump Tower, ses multiples casinos et son émission de téléréalité "The Apprentice". Sans expérience politique préalable, mais un bagout, une fortune et un sens des affaires hors du commun, Donald Trump s'est fait élire des Américains en novembre 2016 leur promettant de rendre sa grandeur au pays et de construire un mur à la frontière mexicaine pour lutter contre l'immigration illégale. L'Amérique a basculé début janvier 2017 sous la gouvernance du républicain, après huit ans d'administration démocrate sous Barack Obama. Rapidement, les embardées diplomatiques ont modifié les contours de l'échiquier international, Donald Trump rencontrant à trois reprises le leader nord-coréen Kim Jong Un, retirant les USA de l'accord international sur le nucléaire, de l'accord de Paris sur le climat ou encore en reconnaissant Jérusalem comme capitale d'Israël. L'Américain a en outre crispé à maintes reprises ses traditionnels alliés européens, critiquant leur trop faible contribution à l'Otan. Une guerre commerciale avec la Chine a été déclenchée par Washington sous l'impulsion de Donald Trump, qui a, en 2020, aggravé les tensions en tenant Pékin pour responsable de la pandémie de Covid-19. Les relations du président américain avec Moscou, et les soupçons d'ingérence de la Russie lors de la campagne électorale, ont en outre été scrutées de près. Suite à presque deux ans d'enquête durant la première moitié du mandat de Trump, le procureur spécial Robert Mueller n'a toutefois pas mis en évidence, dans son rapport rendu en mars 2019, de collusion entre l'équipe de campagne de Trump et le pouvoir russe. Il a, en revanche, montré que des proches de Donald Trump avaient bien eu de nombreux contacts avec des intermédiaires russes et que la Russie était intervenue dans la campagne présidentielle avec l'intention de favoriser le candidat républicain. Plus de 30 personnes ont été inculpées pour des faits liés à cette enquête. Quelque mois après la parution de ce rapport, les démocrates au Sénat américain ont en outre déclenché avec fracas une procédure de destitution à l'encontre du président l'accusant d'avoir abusé de son pouvoir pour exiger de l'Ukraine des enquêtes à même de "salir" son adversaire pressenti à la présidentielle 2020 à l'époque, le démocrate Joe Biden. Le Sénat américain, à la majorité républicaine, a finalement acquitté en février 2020 Donald Trump, estimant que le président ne s'était pas rendu coupable d'un tel abus de pouvoir. Cet épisode a fait de Donald Trump le 3e président américain à être empêtré dans un procès en destitution, et le 3e à en être acquitté, achevant de ternir la seconde moitié de son mandat. La dernière année de sa présidence, Donald Trump a été confronté de plein fouet à la pandémie de coronavirus, qui a déjà ôté la vie de plus de 227.000 Américains. La gestion sanitaire de l'administration Trump, qui a rechigné à imposer des restrictions, a fait l'objet de nombreuses critiques. Le refus du président de porter le masque et son maintien de grands rassemblements électoraux, ont en particulier divisé l'opinion publique américaine. L'ironie du sort a voulu que le président lui-même, et la Première dame, Melania Trump, ancien mannequin slovène, soient contaminés au Covid-19 un mois à peine avant l'élection américaine. L'Amérique s'est aussi montrée plus divisée que jamais en fin de mandat de Trump avec de vastes mobilisations antiracistes dans de nombreuses grandes villes américaines, parfois émaillées de violences et heurts avec les forces de l'ordre. Après un premier épisode à Charlottesville en 2017 déjà, lorsque des affrontements entre militants suprémacistes blancs et antifascistes avaient fait un mort et des dizaines de blessés, la vague a pris une ampleur sans précédent après le décès de l'Afro-Américain George Floyd, étouffé par un policier blanc le 25 mai 2020. Le milliardaire républicain n'a cependant jamais clarifié de manière franche sa position sur les mouvances d'extrêmes droites telles que "QAnon" ou "Proud Boys". Signature propre à son mandat, le septuagénaire a pris grand soin de commenter ses décisions et l'actualité par dizaines de messages postés au quotidien sur le réseau social Twitter. Y dénonçant régulièrement de 'fausses nouvelles' ('fake news'), il s'est aliéné de la sorte certains grands médias comme The New York Times ou CNN. La presse américaine n'a cependant pas manqué de multiplier les révélations relatives au milliardaire, dévoilant entre autres des versements effectués à l'actrice de films pornographiques Stormy Daniels pour acheter son silence sur une liaison présumée ou l'absence de paiement d'impôt fédéral par le magnat de l'immobilier des années durant. En bout de course électorale, les réseaux sociaux ont décidé de bloquer certains contenus publiés par le président américain ou sa campagne jugés trompeurs. Dans le droit fil de son rôle dans l'émission de téléréalité "The Apprentice", dans laquelle il licenciait des candidats en martelant "Vous êtes virés", le président américain a limogé tout au long de sa législature nombre de ses proches collaborateurs. Les têtes de Rex Tillerson, premier chef de la diplomatie, John Bolton, conseiller à la sécurité nationale ou encore James Comey, chef du FBI, sont tombées. Le cercle rapproché de Donald Trump a cependant résisté au ballet de démissions et limogeages: le gendre de M. Trump, Jared Kushner marié à sa fille Ivanka est resté proche conseiller à la Maison Blanche - auteur d'un plan de paix décrié pour le Moyen-Orient -, de même que et le vice-président, Mike Pence, chrétien conservateur, qui a été reconduit comme colistier sur le ticket républicain dans l'espoir d'une réélection du président sortant le 3 novembre. (Belga)