"Etant donné la disparition de Bert Eriksson le lundi 3 octobre 2005, le site internet du NJSV arborera les couleurs du deuil pendant quelques jours pour rendre hommage au grand dirigeant du VMO. De cette manière, nous témoignons notre respect à ce grand homme et exprimons nos sincères condoléances à sa famille et ses amis."

Ce texte, signé par Tom Van Grieken, a été publié en octobre 2005 sur le site du NJSV, le "Nationalistisch JongStudentenVerbond" ou union des jeunes étudiants nationalistes, un cercle étudiant d'extrême droite dont VanGrieken présidant l'aile anversoise.

Le texte se retrouve aujourd'hui imprimé dans un nouveau livre du flamingant Filip Duynslager sur l'histoire du Vlaamse Militanten Orde (VMO, l'ordre flamand militant). Bert Eriksson faisait partie de la jeunesse hitlérienne de Flandre pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de devenir l'un des dirigeants du VMO. Au début des années 1970, il s'était rendu en Suisse pour déterrer un prêtre collaborateur et ramener sa dépouille sur le sol flamand. Il avait été condamné à un an de prison ferme en 1983 pour avoir mené une milice privée. Il était l'un des néonazis les plus notoires de Flandre. Au point de se réclamer, dans une interview mystérieuse de 2001, un fervent adepte d'Adolf Hitler. Pour Tom VanGrieken, l'hommage qu'il a rendu n'a aujourd'hui plus de signification.

"Je ne vois pas la pertinence politique que cela peut avoir en 2019", réagit-il dans de Morgen. C'était il y a plus de 14 ans. J'étais à l'époque un étudiant de 19 ans qui fréquentait des cercles de droite. Quelqu'un sans mandat politique. Je ne vais pas m'excuser pour cela. Mais je ne le répéterais pas non plus. Eriksson avait du mérite, mais il n'était pas innocent. Pour le dire gentiment."

Belga