Lors de leur comparution, ils ont demandé leur acquittement et le lancement de poursuites à l'égard du management "qui a organisé la dissimulation honteuse d'une rémunération au sein des comités de secteur sans participation réelle de leurs membres". Devant la justice, les deux anciens membres du CA de Publifin ont notamment dénoncé les difficultés rencontrées dans l'exercice de leur mandat en raison de l'entreprise organisée de dissimulation d'informations, de l'absence de notes ou d'ordre du jour précis et des manipulations issues des arrangements préalables entre les fédérations PS, MR et cdH de la province de Liège, poursuit Ecolo. Catherine Maas et Jean-Marie Gillon ont également rappelé que ni eux ni aucun autre mandataire Ecolo n'avait participé "à aucune décision incluant une rémunération fixe des membres des comités de secteur et a fortiori une rémunération fixe insensée". Selon le parti, "ils n'ont donné leur accord qu'à une rémunération sur base de jetons de présence, par référence aux jetons de présence appliqués antérieurement de façon raisonnable au sein du comité de secteur Gaz". Soutenus par leur parti, les mandataires Ecolo ont enfin demandé au juge d'aller "au bout des réelles responsabilités, au niveau des trois fédérations et au niveau du management qui a tout fait pour dissimuler, notamment au conseil d'administration de l'intercommunale, la réalité des rémunérations". "De par son action, le parquet a pu conduire une partie de ceux qui avaient organisé et ceux qui avaient bénéficié du système à payer une transaction et à rembourser ce qui était indu. Cette action a également contribué plus largement à ce que les pratiques du management et du CA de Nethys, les actes de mauvaise gouvernance, de mensonges organisés, d'intéressement personnel, d'abus de biens sociaux cessent enfin", a pour sa part commenté Muriel Gerkens, la co-présidente provinciale d'Ecolo. Le procès des membres des comités de secteur de Publifin - devenue depuis Enodia - a débuté le 14 novembre dernier devant le tribunal correctionnel de Liège. Initialement, 40 personnes étaient poursuivies pour faux, usage de faux et abus de biens sociaux. Ils ne sont finalement que sept, dont les deux mandataires Ecolo, à comparaître devant la justice, les autres ayant accepté une transaction pénale en échange de la fin des poursuites. (Belga)