Le contrôle de l'engagement des membres de comités de secteur à participer aux réunions avec motivation, disponibilité, rigueur et assiduité "ne pèse pas sur les administrateurs, car ils n'ont pas à s'immiscer dans le fonctionnement de ces comités", a assuré M. Pire. "Si un administrateur venait à être mis au courant, on lui aurait répondu qu'il n'a pas à s'immiscer", a-t-il ajouté, affirmant que "les mandants, ce sont les communes". "Ils n'ont pas fait leur boulot, et dès qu'on l'a su en décembre 2016, il y a eu dissolution", a relevé M. Pire.

Les députés ont interrompu l'intervenant pour lui reposer les questions de l'encadrement des travaux par le management, du délai de trois ans mis pour découvrir que ces comités ne fonctionnaient pas, et de l'utilité de ces organes consultatifs qui ne semblent pas avoir remis d'avis, mais se contentaient de recevoir de l'information sur le fonctionnement du groupe. Certains membres des comités de secteur étaient par ailleurs administrateurs. Dans ces conditions, les députés ne comprennent pas comment le conseil d'administration n'ait pu avoir été au courant.

Georges Pire a assuré que le management du groupe ne l'avait pas informé du mauvais fonctionnement des comités de secteur.

Quant aux confortables rémunérations fixes des membres des comités de secteur, il dit avoir toujours cru qu'elles étaient basées sur les émoluments pratiqués dans le premier comité de secteur gaz (2010-2013), créé dans la foulée de la fusion ALG-ALE dans Tecteo, eux-mêmes copiés sur les bureaux exécutifs des intercommunales fusionnantes. Stéphane Hazée (Ecolo) soutient pour sa part que les président et vice-présidents étaient rémunérés dans ce comité gaz par des rémunérations fixes, mais que les membres l'étaient par des jetons de présence. Il s'interroge donc sur le passage à des rémunérations fixes pour l'ensemble des membres, lorsque les trois autres comités de secteur ont été créés en 2013.

Quant à l'utilité des comités de secteur, leur mission assignée était de recevoir des informations sur le fonctionnement de la nouvelle structure et s'informer eux-mêmes en tant que représentants des communes, a confirmé M. Pire. Ils en informaient le management qui en faisait la synthèse, a-t-il ajouté.

Pire confirme avoir gagné près de 300.000 euros bruts en 2015

Georges Pire a par ailleurs confirmé avoir gagné près de 300.000 euros bruts en 2015 grâce au cumul de ses mandats publics, dérivés du public et privés.

L'ex-conseiller provincial, qui a démissionné le 11 février dernier de ses mandats publics à la demande de son parti, s'est dit conscient que ce montant pouvait choquer l'opinion publique, ce qui a justifié sa démission, mais il affirme qu'il y a derrière ces montants "beaucoup de travail".

Avant sa démission, M. Pire cumulait 17 mandats publics ou dérivés l'amenant à quelque 179.000 euros par an (soit en dessous du plafond des 150% de l'indemnité parlementaire), et 5 mandats privés de la galaxie Publifin (Publipart, Resa, Socofe, EDF Luminus et Nethys, les deux premiers étant gratuits).

Il affirme rester dans Nethys pour exercer sa responsabilité à l'égard de la société, mais examinera dans les prochaines semaines une éventuelle démission en fonction de l'évolution du groupe, que le scandale amène à restructurer.

Depuis le 1er janvier dernier, M. Pire n'exerce plus que trois mandats rémunérés, les autres étant exercés à titre gratuit.

Le contrôle de l'engagement des membres de comités de secteur à participer aux réunions avec motivation, disponibilité, rigueur et assiduité "ne pèse pas sur les administrateurs, car ils n'ont pas à s'immiscer dans le fonctionnement de ces comités", a assuré M. Pire. "Si un administrateur venait à être mis au courant, on lui aurait répondu qu'il n'a pas à s'immiscer", a-t-il ajouté, affirmant que "les mandants, ce sont les communes". "Ils n'ont pas fait leur boulot, et dès qu'on l'a su en décembre 2016, il y a eu dissolution", a relevé M. Pire. Les députés ont interrompu l'intervenant pour lui reposer les questions de l'encadrement des travaux par le management, du délai de trois ans mis pour découvrir que ces comités ne fonctionnaient pas, et de l'utilité de ces organes consultatifs qui ne semblent pas avoir remis d'avis, mais se contentaient de recevoir de l'information sur le fonctionnement du groupe. Certains membres des comités de secteur étaient par ailleurs administrateurs. Dans ces conditions, les députés ne comprennent pas comment le conseil d'administration n'ait pu avoir été au courant. Georges Pire a assuré que le management du groupe ne l'avait pas informé du mauvais fonctionnement des comités de secteur. Quant aux confortables rémunérations fixes des membres des comités de secteur, il dit avoir toujours cru qu'elles étaient basées sur les émoluments pratiqués dans le premier comité de secteur gaz (2010-2013), créé dans la foulée de la fusion ALG-ALE dans Tecteo, eux-mêmes copiés sur les bureaux exécutifs des intercommunales fusionnantes. Stéphane Hazée (Ecolo) soutient pour sa part que les président et vice-présidents étaient rémunérés dans ce comité gaz par des rémunérations fixes, mais que les membres l'étaient par des jetons de présence. Il s'interroge donc sur le passage à des rémunérations fixes pour l'ensemble des membres, lorsque les trois autres comités de secteur ont été créés en 2013. Quant à l'utilité des comités de secteur, leur mission assignée était de recevoir des informations sur le fonctionnement de la nouvelle structure et s'informer eux-mêmes en tant que représentants des communes, a confirmé M. Pire. Ils en informaient le management qui en faisait la synthèse, a-t-il ajouté.Pire confirme avoir gagné près de 300.000 euros bruts en 2015 Georges Pire a par ailleurs confirmé avoir gagné près de 300.000 euros bruts en 2015 grâce au cumul de ses mandats publics, dérivés du public et privés.L'ex-conseiller provincial, qui a démissionné le 11 février dernier de ses mandats publics à la demande de son parti, s'est dit conscient que ce montant pouvait choquer l'opinion publique, ce qui a justifié sa démission, mais il affirme qu'il y a derrière ces montants "beaucoup de travail". Avant sa démission, M. Pire cumulait 17 mandats publics ou dérivés l'amenant à quelque 179.000 euros par an (soit en dessous du plafond des 150% de l'indemnité parlementaire), et 5 mandats privés de la galaxie Publifin (Publipart, Resa, Socofe, EDF Luminus et Nethys, les deux premiers étant gratuits). Il affirme rester dans Nethys pour exercer sa responsabilité à l'égard de la société, mais examinera dans les prochaines semaines une éventuelle démission en fonction de l'évolution du groupe, que le scandale amène à restructurer. Depuis le 1er janvier dernier, M. Pire n'exerce plus que trois mandats rémunérés, les autres étant exercés à titre gratuit.