Flingué, le Georges Pire. La balle était bleue et calibrée depuis MR. La semaine dernière, le député wallon et ancien journaliste Olivier Maroy avait pris la parole en conseil de fédération sur le mode "je ne me suis pas engagé en politique pour cautionner de tels comportements". Evidemment, cela jasait depuis longtemps et nul n'ignorait vraiment les états de service de l'ancien député provincial. Mais, poudrière Publifin oblige, il fallait dégommer publiquement. Et c'est Pierre-Yves Jeholet qui a tenu l'arme, dans les pages du Soir. "Georges Pire a une responsabilité dans tout ce qui se passe [...] il n'est plus l'homme de la situation. Il est hors de question qu'il puisse encore jouer un rôle [...]" Pan !

C'est qu'il tire bien, depuis les bancs de l'opposition au parlement wallon, le député-bourgmestre de Herve (qui siège comme membre de la commission spéciale Publifin). Sur feu le ministre Paul Furlan, sur la majorité PS-CDH qui refuse une commission d'enquête, sur les administrateurs de l'intercommunale et leurs poches bien pleines... "Ouais, ben le chevalier blanc, il ferait bien de balayer d'abord devant sa porte", balance un observateur. "C'est d'une indécence rare !", fulmine un autre.

Le canardeur canardé. Cela est de notoriété publique, et Le Soir le rappelait encore ce vendredi dans ses pages : l'épouse, la soeur et la belle-soeur de Pierre-Yves Jeholet travaillent à la province. Tout le monde, par contre, n'était pas au courant que cette soeur avait aussi été chef de cabinet de Georges Pire, au milieu des années 2000. Certains affirment même qu'il aurait personnellement pris son téléphone pour lui obtenir le poste.

Paroles contre paroles. "Je n'ai jamais intercédé !, se défend vigoureusement l'intéressé. Ma soeur, elle est à la province depuis 1997, elle a passé les examens pour devenir première attachée en 2002. Puis elle a été détachée chez Georges Pire, comme cela peut se faire dans un cabinet ministériel. Mon épouse elle aussi a passé tous les examens. Je n'ai rien à cacher ! Et je n'ai jamais fait semblant de découvrir qui était Georges Pire". Ceux qui le pointent dans leur viseur en rajoutent une couche, rappelant que son frère est le directeur général du CPAS de Herve, tandis que son beau-frère oeuvre à la Loterie Nationale. "Personne n'a jamais pensé à travailler dans le privé, dans cette famille ?", ricane quelqu'un en off.

Pierre-Yves Jeholet s'attendait à être pris pour cible. "Je suis celui qui est le plus exposé et le plus à la pointe pour rechercher la vérité, j'en suis bien conscient. Mais s'attaquer à ma famille, c'est l'argument des faibles". Dur, dur, d'être un Liégeois dans cette commission spéciale Wallonne. Le député Christophe Collignon, dont la soeur siégeait comme commissaire aux comptes chez Publifin, ne dirait sans doute pas le contraire. Finalement, les principautaires sont-ils les mieux placés pour démêler ce scandale qui s'est construit sur leurs terres ? "La politique wallonne étant ce qu'elle est, si les membres ne devaient connaître personne chez Publifin pour faire partie de la commission, alors cela deviendrait compliqué de trouver des membres", se défendait hier l'élu socialiste. Dommage ?

Flingué, le Georges Pire. La balle était bleue et calibrée depuis MR. La semaine dernière, le député wallon et ancien journaliste Olivier Maroy avait pris la parole en conseil de fédération sur le mode "je ne me suis pas engagé en politique pour cautionner de tels comportements". Evidemment, cela jasait depuis longtemps et nul n'ignorait vraiment les états de service de l'ancien député provincial. Mais, poudrière Publifin oblige, il fallait dégommer publiquement. Et c'est Pierre-Yves Jeholet qui a tenu l'arme, dans les pages du Soir. "Georges Pire a une responsabilité dans tout ce qui se passe [...] il n'est plus l'homme de la situation. Il est hors de question qu'il puisse encore jouer un rôle [...]" Pan !C'est qu'il tire bien, depuis les bancs de l'opposition au parlement wallon, le député-bourgmestre de Herve (qui siège comme membre de la commission spéciale Publifin). Sur feu le ministre Paul Furlan, sur la majorité PS-CDH qui refuse une commission d'enquête, sur les administrateurs de l'intercommunale et leurs poches bien pleines... "Ouais, ben le chevalier blanc, il ferait bien de balayer d'abord devant sa porte", balance un observateur. "C'est d'une indécence rare !", fulmine un autre. Le canardeur canardé. Cela est de notoriété publique, et Le Soir le rappelait encore ce vendredi dans ses pages : l'épouse, la soeur et la belle-soeur de Pierre-Yves Jeholet travaillent à la province. Tout le monde, par contre, n'était pas au courant que cette soeur avait aussi été chef de cabinet de Georges Pire, au milieu des années 2000. Certains affirment même qu'il aurait personnellement pris son téléphone pour lui obtenir le poste. Paroles contre paroles. "Je n'ai jamais intercédé !, se défend vigoureusement l'intéressé. Ma soeur, elle est à la province depuis 1997, elle a passé les examens pour devenir première attachée en 2002. Puis elle a été détachée chez Georges Pire, comme cela peut se faire dans un cabinet ministériel. Mon épouse elle aussi a passé tous les examens. Je n'ai rien à cacher ! Et je n'ai jamais fait semblant de découvrir qui était Georges Pire". Ceux qui le pointent dans leur viseur en rajoutent une couche, rappelant que son frère est le directeur général du CPAS de Herve, tandis que son beau-frère oeuvre à la Loterie Nationale. "Personne n'a jamais pensé à travailler dans le privé, dans cette famille ?", ricane quelqu'un en off. Pierre-Yves Jeholet s'attendait à être pris pour cible. "Je suis celui qui est le plus exposé et le plus à la pointe pour rechercher la vérité, j'en suis bien conscient. Mais s'attaquer à ma famille, c'est l'argument des faibles". Dur, dur, d'être un Liégeois dans cette commission spéciale Wallonne. Le député Christophe Collignon, dont la soeur siégeait comme commissaire aux comptes chez Publifin, ne dirait sans doute pas le contraire. Finalement, les principautaires sont-ils les mieux placés pour démêler ce scandale qui s'est construit sur leurs terres ? "La politique wallonne étant ce qu'elle est, si les membres ne devaient connaître personne chez Publifin pour faire partie de la commission, alors cela deviendrait compliqué de trouver des membres", se défendait hier l'élu socialiste. Dommage ?