Ancien président de l'intercommunale Intermosane, M. Emonts, figure de la gauche contestataire liégeoise, a sollicité lui-même de devenir administrateur du groupe Tecteo (futur Publifin) pour s'assurer que les droits du personnel d'Intermosane seraient respectés après l'absorption dans RESA (Publifin).

Il a assisté à son premier conseil d'administration de Tecteo en juin 2013, où ont été créés trois nouveaux comités de secteur, dont le comité Énergie qu'il présidera. C'est à ce moment que sont votées les rémunérations, mais Claude Emonts dit ne pas s'être rendu compte de l'importance des émoluments: le libellé ne renvoyait qu'aux rémunérations d'un précédent comité de secteur qui a vécu de 2010 à 2013, sans détailler les montants. "Je ne savais pas à quoi je devais m'attendre, on taillait pour moi dans du drap neuf".

Lors de la première réunion de son comité de secteur en novembre 2013, "je ne sais toujours pas quel sera mon rôle". Il dit avoir compris à ce moment que le comité serait de nature purement consultative, et non décisionnel. "Je m'en suis tenu à cette notion, et c'est là mon manque de discernement le plus important".

Claude Emonts pointe du doigt l'absence de consignes venues de l'exécutif politique de l'intercommunale, mais reconnaît aussi n'en avoir pas demandé.

Les montants reçus (près de 110.000 euros bruts en trois ans pour une poignée de réunions), Claude Emonts ne les a pas refusés, "et c'est là un deuxième manque de discernement". "J'ai la faiblesse de croire que rares sont ceux qui, voyant arriver cet argent sur leur compte en banque, l'auraient refusé comme cela. Mais par une prudence presque animale, je n'ai pas dépensé cet argent, je l'ai placé sur un compte séparé. Il y est toujours pour le moment." Cette façon de faire a laissé les députés incrédules.

Claude Emonts a été le premier responsable politique à avoir démissionné de ses mandats lorsque le scandale Publifin a éclaté dans la presse, fin décembre dernier. Il s'est engagé à rembourser les plus de 52.000 euros nets qu'il a gagnés par ce biais. Sur le montant brut, il reversait 10% au PS et 5% à la section locale du PS.

Actuellement, l'ex-mandataire a versé deux fois 20.000 euros à deux associations, "pour être en ordre avec moi-même". Il garde les montants des rémunérations Publifin de côté au cas où il devrait les rembourser par voie légale, mais souligne que le parti devrait aussi rembourser la part qu'il a reçue via les rétrocessions.

"Je suis d'accord de plaider ma responsabilité là où elle se trouve, mais je ne suis pas prêt à endosser l'entièreté de la responsabilité du paquebot", a lancé le socialiste, renvoyant aux responsables politiques dans les exécutifs.

"Je suis surtout un plouc dans cette aventure, je paie mon erreur au quadruple, et ma famille aussi d'ailleurs". S'il regrette les erreurs qu'il a commises, Claude Emonts demande aussi à "en finir avec l'auto-flagellation" et juge "bien triste que toute une hiérarchie se reporte sur le maillon le plus faible", après que les administrateurs et membres du management de Publifin eurent pointé du doigt la responsabilité des présidents des comités de secteur.

Interrogé sur les personnalités qui ont décidé de le placer au CA de Publifin et au comité de secteur, Claude Emonts a laissé les députés sur leur faim. Il dit avoir sollicité ce siège au CA via la section de son parti, qui a dû en décider en comité, mais assure ignorer qui faisait partie de la délégation politique qui est allée défendre sa candidature.

"Il y a eu trop peu de réunions, trop bien payés, c'est certain et ce fut un manque de rigueur de ma part. Mais les réunions étaient extrêmement intéressantes, elle fournissaient de la matière pour retourner vers le citoyen", a assuré M. Emonts, sans convaincre les députés.

Aucun d'entre eux n'aperçoit en quoi les membres des comités de secteur apportaient une plus-value au groupe, pour être ainsi rémunérés par ce dernier. Ils ne comprennent pas non plus comment M. Emonts n'a pas alerté le CA des dysfonctionnements des comités. "On ne me demandait pas de faire rapport au CA", a répondu l'intervenant, qui affirme ignorer que les membres des comités de secteur étaient rémunérés par des fixes, qu'ils soient présents ou non.

Les députés poursuivaient les auditions lundi après-midi en entendant deux autres présidents des comités de secteur de Publifin.

Ancien président de l'intercommunale Intermosane, M. Emonts, figure de la gauche contestataire liégeoise, a sollicité lui-même de devenir administrateur du groupe Tecteo (futur Publifin) pour s'assurer que les droits du personnel d'Intermosane seraient respectés après l'absorption dans RESA (Publifin). Il a assisté à son premier conseil d'administration de Tecteo en juin 2013, où ont été créés trois nouveaux comités de secteur, dont le comité Énergie qu'il présidera. C'est à ce moment que sont votées les rémunérations, mais Claude Emonts dit ne pas s'être rendu compte de l'importance des émoluments: le libellé ne renvoyait qu'aux rémunérations d'un précédent comité de secteur qui a vécu de 2010 à 2013, sans détailler les montants. "Je ne savais pas à quoi je devais m'attendre, on taillait pour moi dans du drap neuf". Lors de la première réunion de son comité de secteur en novembre 2013, "je ne sais toujours pas quel sera mon rôle". Il dit avoir compris à ce moment que le comité serait de nature purement consultative, et non décisionnel. "Je m'en suis tenu à cette notion, et c'est là mon manque de discernement le plus important". Claude Emonts pointe du doigt l'absence de consignes venues de l'exécutif politique de l'intercommunale, mais reconnaît aussi n'en avoir pas demandé. Les montants reçus (près de 110.000 euros bruts en trois ans pour une poignée de réunions), Claude Emonts ne les a pas refusés, "et c'est là un deuxième manque de discernement". "J'ai la faiblesse de croire que rares sont ceux qui, voyant arriver cet argent sur leur compte en banque, l'auraient refusé comme cela. Mais par une prudence presque animale, je n'ai pas dépensé cet argent, je l'ai placé sur un compte séparé. Il y est toujours pour le moment." Cette façon de faire a laissé les députés incrédules. Claude Emonts a été le premier responsable politique à avoir démissionné de ses mandats lorsque le scandale Publifin a éclaté dans la presse, fin décembre dernier. Il s'est engagé à rembourser les plus de 52.000 euros nets qu'il a gagnés par ce biais. Sur le montant brut, il reversait 10% au PS et 5% à la section locale du PS. Actuellement, l'ex-mandataire a versé deux fois 20.000 euros à deux associations, "pour être en ordre avec moi-même". Il garde les montants des rémunérations Publifin de côté au cas où il devrait les rembourser par voie légale, mais souligne que le parti devrait aussi rembourser la part qu'il a reçue via les rétrocessions. "Je suis d'accord de plaider ma responsabilité là où elle se trouve, mais je ne suis pas prêt à endosser l'entièreté de la responsabilité du paquebot", a lancé le socialiste, renvoyant aux responsables politiques dans les exécutifs. "Je suis surtout un plouc dans cette aventure, je paie mon erreur au quadruple, et ma famille aussi d'ailleurs". S'il regrette les erreurs qu'il a commises, Claude Emonts demande aussi à "en finir avec l'auto-flagellation" et juge "bien triste que toute une hiérarchie se reporte sur le maillon le plus faible", après que les administrateurs et membres du management de Publifin eurent pointé du doigt la responsabilité des présidents des comités de secteur. Interrogé sur les personnalités qui ont décidé de le placer au CA de Publifin et au comité de secteur, Claude Emonts a laissé les députés sur leur faim. Il dit avoir sollicité ce siège au CA via la section de son parti, qui a dû en décider en comité, mais assure ignorer qui faisait partie de la délégation politique qui est allée défendre sa candidature. "Il y a eu trop peu de réunions, trop bien payés, c'est certain et ce fut un manque de rigueur de ma part. Mais les réunions étaient extrêmement intéressantes, elle fournissaient de la matière pour retourner vers le citoyen", a assuré M. Emonts, sans convaincre les députés. Aucun d'entre eux n'aperçoit en quoi les membres des comités de secteur apportaient une plus-value au groupe, pour être ainsi rémunérés par ce dernier. Ils ne comprennent pas non plus comment M. Emonts n'a pas alerté le CA des dysfonctionnements des comités. "On ne me demandait pas de faire rapport au CA", a répondu l'intervenant, qui affirme ignorer que les membres des comités de secteur étaient rémunérés par des fixes, qu'ils soient présents ou non. Les députés poursuivaient les auditions lundi après-midi en entendant deux autres présidents des comités de secteur de Publifin.