Koen Geens poursuit sa mission royale dont le premier rapport au palais a lieu lundi 10 février. Et à vrai dire, on espère que les discussions menées en coulisses ne sont pas de la même nature que le théâtre permanent auquel on a droit sur la place publique.

Les partis sont désormais en campagne électorale permanente et cette posture s'est aggravée depuis que le blocage fédéral se prolonge. Jugez-en plutôt avec la querelle de chiffres à laquelle on a droit suite à l'annonce d'un déficit budgétaire à 12 milliards. Ce qui suit est à peine caricaturé.

Le PS demande un audit du tax-shift décidé par le gouvernement Michel lors de la législature passée. Mais le discours de Paul Magnette et des siens vaut son pesant d'or ptbiste : il faut des avancées sociales malgré cette situation difficile et le tout pourra être financé non par une taxation du grand capital et une meilleure lutte contre la fraude fiscale. Et tant pis si l'on sait que ce n'est évidemment pas aussi facile, que cette taxation comporte des risques, que ces deux politiques, si elles ont bien sûr droit de citer, ne rapport jamais autant qu'espéré.

Ecolo dénonce lui aussi le solde des années Michel, et part la fleur au fusil : il affirme que l'on pourrait consommer moins d'énergie (certes) et estime que l'on peut relâcher le rythme du retour à l'équilibre (à vrai dire, on part dans l'autre sens). Quant au CDH, il se contente de suivre, mais mène pour l'instant une réflexion à long terme pour trouver des réponses plus profondes.

Le MR, lui, s'arc-boute à l'idée que ce tax-shift est une bonne mesure et que les créations d'emplois et d'activité générée par le gouvernement sortant permettent de compenser les pertes fiscales subies. Et tant pis si plusieurs études (dont une de la KUL) ont mis le doigt sur le sous-financement de cette réforme et si la Banque nationale a tiré la sonnette d'alarme au sujet de ce déficit qui file.

Chacun se positionne et rien ne bouge. Pour agir, il faut un gouvernement de plein exercice. Pour éviter que le dérapage budgétaire ne soit hors de contrôle, il faut renouer avec ces fameux compromis à la belge. Et tant pis si cela est moins sexy que des slogans et des contre-vérités.

Koen Geens poursuit sa mission royale dont le premier rapport au palais a lieu lundi 10 février. Et à vrai dire, on espère que les discussions menées en coulisses ne sont pas de la même nature que le théâtre permanent auquel on a droit sur la place publique.Les partis sont désormais en campagne électorale permanente et cette posture s'est aggravée depuis que le blocage fédéral se prolonge. Jugez-en plutôt avec la querelle de chiffres à laquelle on a droit suite à l'annonce d'un déficit budgétaire à 12 milliards. Ce qui suit est à peine caricaturé.Le PS demande un audit du tax-shift décidé par le gouvernement Michel lors de la législature passée. Mais le discours de Paul Magnette et des siens vaut son pesant d'or ptbiste : il faut des avancées sociales malgré cette situation difficile et le tout pourra être financé non par une taxation du grand capital et une meilleure lutte contre la fraude fiscale. Et tant pis si l'on sait que ce n'est évidemment pas aussi facile, que cette taxation comporte des risques, que ces deux politiques, si elles ont bien sûr droit de citer, ne rapport jamais autant qu'espéré.Ecolo dénonce lui aussi le solde des années Michel, et part la fleur au fusil : il affirme que l'on pourrait consommer moins d'énergie (certes) et estime que l'on peut relâcher le rythme du retour à l'équilibre (à vrai dire, on part dans l'autre sens). Quant au CDH, il se contente de suivre, mais mène pour l'instant une réflexion à long terme pour trouver des réponses plus profondes.Le MR, lui, s'arc-boute à l'idée que ce tax-shift est une bonne mesure et que les créations d'emplois et d'activité générée par le gouvernement sortant permettent de compenser les pertes fiscales subies. Et tant pis si plusieurs études (dont une de la KUL) ont mis le doigt sur le sous-financement de cette réforme et si la Banque nationale a tiré la sonnette d'alarme au sujet de ce déficit qui file.Chacun se positionne et rien ne bouge. Pour agir, il faut un gouvernement de plein exercice. Pour éviter que le dérapage budgétaire ne soit hors de contrôle, il faut renouer avec ces fameux compromis à la belge. Et tant pis si cela est moins sexy que des slogans et des contre-vérités.