Au coeur de leur message: la nécessité d'une action commune pour lutter, ensemble, contre "un gouvernement de misère, contre cette alliance des droites qui en si peu de temps aura fait tant de dégâts", a d'emblée attaqué Robert Vertenueil.

"Ils diront fake news, démagogie, ... Ce sont leurs seuls arguments. Même si les chiffres, ça emmerde tout le monde, je pense qu'il faut avoir une vision claire du bilan de ce gouvernement de malheur", a-t-il ajouté, dénonçant notamment le sort des travailleurs pauvres, l'explosion du nombre de burnouts ainsi que la perte du pouvoir d'achat des travailleurs, estimée à 2,3% par l'Organisation internationale du travail.

A l'heure de faire les comptes et alors que se profile le scrutin du 26 mai, "les travailleurs n'oublieront pas le saut d'index, la pension à 67 ans, le blocage des salaires, le travail forcé et gratuit pour les chômeurs de longue durée, le retour des jobs mal payés, la flexibilité démesurée", a poursuivi le président de la FGTB selon qui "le bilan de ce gouvernement des patrons se résume à 'Précarité, Précarité et encore Précarité'".

"Au lendemain des élections du mois de mai, avec les progressistes de ce pays, avec tous ceux que ce gouvernement n'a pas entendu, qu'il a niés, je veux qu'on puisse enfin s'atteler à dessiner les contours d'un avenir socialement plus juste et acceptable pour la majorité et non plus pour quelques privilégiés", a encore scandé le patron du syndicat socialiste en appelant à un 'social shift', "un virage fiscal socialement juste qui devra reposer sur de nouveaux modes de financement de nos mécanismes de solidarité".