Bien qu'il ait été pressé par plusieurs députés d'intervenir dans le dossier puisque l'Etat dispose de représentants au conseil d'administration, le ministre s'est refusé à s'écarter des règles de "corporate governance" qu'il observe à l'égard des entreprises publiques. Il ne lui appartient pas de se substituer au conseil d'administration de Proximus ou à sa direction pour définir la stratégie que l'entreprise doit suivre et la mettre en ?uvre, a-t-il expliqué. Le conseil d'administration de Proximus a décidé vendredi à l'unanimité de lancer le plan de transformation de l'entreprise, malgré le rejet des organisations syndicales à l'issue de longues négociations. La concertation sociale se poursuivra, a assuré M. De Backer qui a mis en avant les avancées déjà obtenues, notamment la réduction du nombre de fonctions touchées par la restructuration de 1.900 à 1.300. Dans l'opposition, le ton était à la solidarité avec les travailleurs. "Demain, ce sera le black friday pour les travailleurs de Proximus, ces travailleurs qui ont pourtant fait de Proximus l'entreprise performante qu'elle est devenue", a dénoncé Roberto d'Amico (PTB). "Les travailleurs de Proximus ont l'impression d'être une variable d'ajustement", a renchéri Laurence Zanchetta (PS). DéFI a accusé le ministre et son gouvernement d'avoir provoqué ce plan de restructuration en décidant d'ouvrir le marché belge à un quatrième opérateur télécom. "Votre obstination à faire entrer un quatrième opérateur a créé cette situation", a affirmé Sophie Rohonyi. (Belga)

Bien qu'il ait été pressé par plusieurs députés d'intervenir dans le dossier puisque l'Etat dispose de représentants au conseil d'administration, le ministre s'est refusé à s'écarter des règles de "corporate governance" qu'il observe à l'égard des entreprises publiques. Il ne lui appartient pas de se substituer au conseil d'administration de Proximus ou à sa direction pour définir la stratégie que l'entreprise doit suivre et la mettre en ?uvre, a-t-il expliqué. Le conseil d'administration de Proximus a décidé vendredi à l'unanimité de lancer le plan de transformation de l'entreprise, malgré le rejet des organisations syndicales à l'issue de longues négociations. La concertation sociale se poursuivra, a assuré M. De Backer qui a mis en avant les avancées déjà obtenues, notamment la réduction du nombre de fonctions touchées par la restructuration de 1.900 à 1.300. Dans l'opposition, le ton était à la solidarité avec les travailleurs. "Demain, ce sera le black friday pour les travailleurs de Proximus, ces travailleurs qui ont pourtant fait de Proximus l'entreprise performante qu'elle est devenue", a dénoncé Roberto d'Amico (PTB). "Les travailleurs de Proximus ont l'impression d'être une variable d'ajustement", a renchéri Laurence Zanchetta (PS). DéFI a accusé le ministre et son gouvernement d'avoir provoqué ce plan de restructuration en décidant d'ouvrir le marché belge à un quatrième opérateur télécom. "Votre obstination à faire entrer un quatrième opérateur a créé cette situation", a affirmé Sophie Rohonyi. (Belga)