La maison-mère d'Electrabel est prête à donner une caution sur ces provisions mais veut, en échange, être sûre qu'il n'y aura pas de coûts supplémentaires.

"Le résultat aujourd'hui sur la table ressemble fort à un détricotage complet du texte précédent", la caution qu'est prête à donner Engie sur ces provisions nucléaires s'accompagnant d'une 'clause de stabilité régulatoire' qui pourrait ligoter le gouvernement et la CPN (commission des provisions nucléaires) s'ils voulaient changer la réglementation, souligne notamment L'Echo.

Une affirmation "formellement" démentie par la ministre Marghem qui fait état d'informations "parcellaires", "ne représentant qu'un instantané de la réalité à un moment donné de discussions toujours en cours".

"Le gouvernement a approuvé fin juillet un avant-projet de loi qui a pour objectif de sécuriser les provisions nucléaires et qui est actuellement à l'examen au Conseil d'Etat. Le gouvernement a également mandaté la ministre afin de renforcer ce texte. C'est précisément le travail accompli actuellement", souligne-t-on à son cabinet.

"L'objectif du texte actuellement élaboré est de garantir qu'Engie-Electrabel prendra à sa charge le coût du démantèlement des centrales nucléaires et qu'en aucun cas ce coût ne soit supporté par les citoyens", y ajoute-t-on.

Le dossier n'a pas manqué de rejaillir à la Chambre qui débat du discours de politique générale du gouvernement.

"Le but du gouvernement est que les conditions les plus strictes soient inscrites dans le texte selon le principe du pollueur-payeur", a fait remarquer Mme Marghem rejointe par le Premier ministre.

La réponse n'a pas rassuré l'opposition. "La réponse du gouvernement est tout sauf claire", a regretté Jean-Marc Nollet (Ecolo).

Le député veut éviter que le projet de loi en préparation ne contienne une disposition qui fige le cadre législatif pour les législatures à venir à la suite d'une négociation entre le gouvernement et Engie-Electrabel.