Les "modérateurs" représentant des trois cabinets ministériels (Pierre-Yves Dermagne (PS) pour l'Économie et le Travail, David Clarinval (MR) pour les Indépendants, Frank Vandenbroucke (Vooruit) pour les Affaires sociales) ont rédigé une proposition de réforme. Il ne s'agit pas d'un texte de loi, mais d'une orientation stratégique, "point de départ d'une réforme soutenue par les partenaires sociaux et le gouvernement fédéral". Le quotidien synthétise l'orientation de la sorte : on ne parlerait plus d'artistes mais de "travailleurs des arts" afin d'intégrer dans cette reconnaissance "tant les artistes que les techniciens et les profils de support qui apportent une contribution nécessaire à une création, une production, une exécution ou une interprétation artistique". Le périmètre concret de leur reconnaissance déboucherait sur un cadastre dynamique de ces travailleurs des arts, ce qui rendrait prévisible par tous, secteur par secteur, les conditions de reconnaissance. Cette reconnaissance prendrait la forme d'une attestation individuelle, valable cinq ans et renouvelable aisément (mais non "à vie", comme l'avait suggéré le MR), obtenue sur dossier, auprès d'une commission artistes renforcée administrativement et réformée qualitativement, qui s'appellerait désormais "commission du travail des arts". Les travailleurs qui bénéficient d'une attestation "travail des arts" pourraient désormais bénéficier du statut Onem spécifique aux artistes s'ils peuvent justifier de 156 jours de travail (technico)artistique rémunérés à plein-temps sur les deux dernières années (ou un revenu brut de 9.754,68 euros, en application d'une règle de conversion qui assimile sans surprise un cachet de 62,53 euros à une journée de travail). (Belga)

Les "modérateurs" représentant des trois cabinets ministériels (Pierre-Yves Dermagne (PS) pour l'Économie et le Travail, David Clarinval (MR) pour les Indépendants, Frank Vandenbroucke (Vooruit) pour les Affaires sociales) ont rédigé une proposition de réforme. Il ne s'agit pas d'un texte de loi, mais d'une orientation stratégique, "point de départ d'une réforme soutenue par les partenaires sociaux et le gouvernement fédéral". Le quotidien synthétise l'orientation de la sorte : on ne parlerait plus d'artistes mais de "travailleurs des arts" afin d'intégrer dans cette reconnaissance "tant les artistes que les techniciens et les profils de support qui apportent une contribution nécessaire à une création, une production, une exécution ou une interprétation artistique". Le périmètre concret de leur reconnaissance déboucherait sur un cadastre dynamique de ces travailleurs des arts, ce qui rendrait prévisible par tous, secteur par secteur, les conditions de reconnaissance. Cette reconnaissance prendrait la forme d'une attestation individuelle, valable cinq ans et renouvelable aisément (mais non "à vie", comme l'avait suggéré le MR), obtenue sur dossier, auprès d'une commission artistes renforcée administrativement et réformée qualitativement, qui s'appellerait désormais "commission du travail des arts". Les travailleurs qui bénéficient d'une attestation "travail des arts" pourraient désormais bénéficier du statut Onem spécifique aux artistes s'ils peuvent justifier de 156 jours de travail (technico)artistique rémunérés à plein-temps sur les deux dernières années (ou un revenu brut de 9.754,68 euros, en application d'une règle de conversion qui assimile sans surprise un cachet de 62,53 euros à une journée de travail). (Belga)