Le CTP de Tournai est l'unique centre de recherches agréé (CRA) en Belgique dédié au "Mineral Processing". Il offre une gamme d'expertises et d'analyses aux entreprises qui explorent et développent les gisements miniers naturels mais également à celles qui transforment et recyclent les déchets industriels et de post-consommation urbaine. Les déchets de construction et de démolition, en particulier les inertes, représentent une masse considérable dans nos pays, soit plus d'une tonne par an et par habitant en Europe. Pour des raisons de rentabilité, de lourdeur administrative et des raisons techniques ou parce que la filière de valorisation de ces déchets ne fonctionne pas de manière optimale, une part importante de ces déchets est peu ou pas valorisée. Pour faire sauter ces verrous, notamment technologiques, le CTP pilote le projet transfrontalier VALDEM (Wallonie, Flandre et Haut de France). Ce projet, doté d'un budget de 3,55 millions d'euros, est cofinancé pour la moitié par le Feder et pour l'autre moitié par les partenaires belges et français. Ce projet, qui s'achèvera en 2020, vise notamment la mise au point d'une unité mobile de traitement des déchets capable de séparer, directement sur le chantier, les différentes fractions utiles. Le projet vise aussi à déterminer dans quel cas l'usage d'une installation mobile sur chantier est préférable et dans quel cas il vaut mieux utiliser ces nouveaux procédés en centre de tri. En Wallonie, on estime entre 10 et 12 millions de tonnes de terre de déblais générés par le secteur de la construction et les particuliers. A cela, il faut encore ajouter 5 millions de tonnes de déchets inertes. Une grande partie de ces terres est valorisable en remblais. Par contre, depuis 2006, les inertes doivent obligatoirement être recyclés. Le projet VALDEM sera accessible aux industriels français, wallons et flamands via la réalisation de démonstrations au CTP de Tournai. Le développement du traitement mobile permettra aussi d'alimenter des valorisateurs d'un versant par des démolisseurs de l'autre versant et vice-versa. Ceci transformera la frontière en une opportunité plutôt qu'une barrière. "L'objectif final est d'aller le plus possible en amont afin de pouvoir séparer, lors d'une démolition, les matériaux réutilisables", précise-t-on au CTP. (Belga)

Le CTP de Tournai est l'unique centre de recherches agréé (CRA) en Belgique dédié au "Mineral Processing". Il offre une gamme d'expertises et d'analyses aux entreprises qui explorent et développent les gisements miniers naturels mais également à celles qui transforment et recyclent les déchets industriels et de post-consommation urbaine. Les déchets de construction et de démolition, en particulier les inertes, représentent une masse considérable dans nos pays, soit plus d'une tonne par an et par habitant en Europe. Pour des raisons de rentabilité, de lourdeur administrative et des raisons techniques ou parce que la filière de valorisation de ces déchets ne fonctionne pas de manière optimale, une part importante de ces déchets est peu ou pas valorisée. Pour faire sauter ces verrous, notamment technologiques, le CTP pilote le projet transfrontalier VALDEM (Wallonie, Flandre et Haut de France). Ce projet, doté d'un budget de 3,55 millions d'euros, est cofinancé pour la moitié par le Feder et pour l'autre moitié par les partenaires belges et français. Ce projet, qui s'achèvera en 2020, vise notamment la mise au point d'une unité mobile de traitement des déchets capable de séparer, directement sur le chantier, les différentes fractions utiles. Le projet vise aussi à déterminer dans quel cas l'usage d'une installation mobile sur chantier est préférable et dans quel cas il vaut mieux utiliser ces nouveaux procédés en centre de tri. En Wallonie, on estime entre 10 et 12 millions de tonnes de terre de déblais générés par le secteur de la construction et les particuliers. A cela, il faut encore ajouter 5 millions de tonnes de déchets inertes. Une grande partie de ces terres est valorisable en remblais. Par contre, depuis 2006, les inertes doivent obligatoirement être recyclés. Le projet VALDEM sera accessible aux industriels français, wallons et flamands via la réalisation de démonstrations au CTP de Tournai. Le développement du traitement mobile permettra aussi d'alimenter des valorisateurs d'un versant par des démolisseurs de l'autre versant et vice-versa. Ceci transformera la frontière en une opportunité plutôt qu'une barrière. "L'objectif final est d'aller le plus possible en amont afin de pouvoir séparer, lors d'une démolition, les matériaux réutilisables", précise-t-on au CTP. (Belga)