Thème de son cours, également retransmis en direct pour les étudiants de la FUCaM à Mons et de l'Université Saint-Louis à Bruxelles.: les relations intra-belges à l'ère du covid. Ou comment expliquer, à partir d'un cas concret, les rouages de la Belgique institutionnelle à des jeunes dont une petite moitié admet, au détour d'une question posée en début de présentation, ne pas connaître précisément le rôle de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Commençons donc par les bases. "La Belgique est un Etat fédéral", composé d'entités fédérées compétentes dans une série de domaines, rappelle ainsi le ministre-président de la FWB avant d'évoquer, chronologiquement, la crise du covid et sa gestion par les différents niveaux de pouvoir. "Le 1er mars 2020, un deuxième cas de covid est signalé en Belgique. Le lendemain, j'arrive de bonne humeur à une réunion. Je n'imagine pas que quelques jours plus tard, on en arrivera à décréter un confinement. Mais vu la gravité de la crise, et la vitesse à laquelle la situation se détériore, on n'avait pas le choix", explique Pierre-Yves Jeholet. "Prendre la décision de fermer était relativement facile. Par contre, il sera beaucoup plus difficile de rouvrir par la suite, avec des gens très peureux et d'autres plus volontaristes", ajoute-t-il. "Même si on a rarement élevé la voix, les discussions ont parfois été tendues et anecdotiques, comme celle relative à l'autorisation de faire du kayak alors qu'au printemps 2020, les déplacements étaient toujours limités", poursuit Pierre-Yves Jeholet. La réouverture progressive des écoles, en mai 2020, ne se passe pas non plus sans mal. "J'ai reçu des centaines de mails m'accusant d'être un assassin", indique-t-il encore. Dans les rangs des étudiants, on s'interroge surtout sur la "lasagne institutionnelle belge" et la possibilité de refédéraliser certaines compétences. "C'est compliqué car on ne peut pas nier que le fait régional est là. Refédéraliser à la marge? Pourquoi pas mais beaucoup de partis n'en veulent pas", leur répond le ministre-président de la Fédération. "On doit toujours avoir le souci de l'efficacité. Je me fous d'être ministre-président si demain, on me dit qu'il y a une structure plus efficace pour gérer l'enseignement par exemple", assure-t-il par ailleurs. "N'existait-il pas également des tensions entre partis et au sein même des formations politiques?", se risque un autre jeune. "Dans l'urgence, on était au-delà des familles politiques. On a été capable de se parler. J'espère que ça pourra être également le cas sur d'autres sujets", conclut Pierre-Yves Jeholet. (Belga)

Thème de son cours, également retransmis en direct pour les étudiants de la FUCaM à Mons et de l'Université Saint-Louis à Bruxelles.: les relations intra-belges à l'ère du covid. Ou comment expliquer, à partir d'un cas concret, les rouages de la Belgique institutionnelle à des jeunes dont une petite moitié admet, au détour d'une question posée en début de présentation, ne pas connaître précisément le rôle de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Commençons donc par les bases. "La Belgique est un Etat fédéral", composé d'entités fédérées compétentes dans une série de domaines, rappelle ainsi le ministre-président de la FWB avant d'évoquer, chronologiquement, la crise du covid et sa gestion par les différents niveaux de pouvoir. "Le 1er mars 2020, un deuxième cas de covid est signalé en Belgique. Le lendemain, j'arrive de bonne humeur à une réunion. Je n'imagine pas que quelques jours plus tard, on en arrivera à décréter un confinement. Mais vu la gravité de la crise, et la vitesse à laquelle la situation se détériore, on n'avait pas le choix", explique Pierre-Yves Jeholet. "Prendre la décision de fermer était relativement facile. Par contre, il sera beaucoup plus difficile de rouvrir par la suite, avec des gens très peureux et d'autres plus volontaristes", ajoute-t-il. "Même si on a rarement élevé la voix, les discussions ont parfois été tendues et anecdotiques, comme celle relative à l'autorisation de faire du kayak alors qu'au printemps 2020, les déplacements étaient toujours limités", poursuit Pierre-Yves Jeholet. La réouverture progressive des écoles, en mai 2020, ne se passe pas non plus sans mal. "J'ai reçu des centaines de mails m'accusant d'être un assassin", indique-t-il encore. Dans les rangs des étudiants, on s'interroge surtout sur la "lasagne institutionnelle belge" et la possibilité de refédéraliser certaines compétences. "C'est compliqué car on ne peut pas nier que le fait régional est là. Refédéraliser à la marge? Pourquoi pas mais beaucoup de partis n'en veulent pas", leur répond le ministre-président de la Fédération. "On doit toujours avoir le souci de l'efficacité. Je me fous d'être ministre-président si demain, on me dit qu'il y a une structure plus efficace pour gérer l'enseignement par exemple", assure-t-il par ailleurs. "N'existait-il pas également des tensions entre partis et au sein même des formations politiques?", se risque un autre jeune. "Dans l'urgence, on était au-delà des familles politiques. On a été capable de se parler. J'espère que ça pourra être également le cas sur d'autres sujets", conclut Pierre-Yves Jeholet. (Belga)