"Nous disposons de données épidémiologiques moléculaires suffisantes pour affirmer que les agents mutagènes, les perturbateurs endocriniens, les substances qui se lient à des récepteurs hormonaux ou à des récepteurs nucléaires agissent en tant que facteurs de transcription dans les polluants et les produits synthétiques. Et contribuent au risque de maladie cardiovasculaire, de cancer, de diabète, de dysfonctionnement de la reproduction féminine et masculine, mais aussi aux troubles du neurodéveloppement et de la cognition", explique le toxicologue Nicolas Van Larebeke, un des auteurs du rapport, dans Le Soir. Le danger affecte prioritairement les jeunes enfants ou les femmes enceintes, car les expositions précoces ont d'importants effets indésirables sur le développement du cerveau et d'autres organes. Sur 145.297 produits chimiques répertoriés en Europe, seule une centaine a été évaluée quant à leur dangerosité. Un sur cinq serait à exclure, à terme. (Belga)