Les avocats de la partie civile, qui s'étaient répartis les différents aspects du dossier à plaider, se sont concentrés mercredi sur la position de défense de Mehdi Nemmouche ainsi que sur ses liens avec le terrorisme.

Me Vincent Bodson, le dernier avocat de la famille Riva à plaider, a rappelé que Mehdi Nemmouche avait admis qu'il était allé en Syrie et qu'il s'y était radicalisé.

Me Michèle Hirsch, conseil du Comité de Coordination des organisations juives de Belgique (CCOJB), ainsi que Me Guillaume Lys, conseil de l'Association Française des Victimes du Terrorisme (AFVT), sont allés plus loin. Ils ont affirmé que Mehdi Nemmouche avait été missionné par l'Etat Islamique pour revenir en Europe commettre un attentat et qu'il faisait partie de la même filière que les auteurs d'autres attentats, ceux de Paris en 2015 et de Bruxelles en 2016.

Pour l'avocate du CCOJB, la mission de frapper le Musée juif a été directement donnée par Abdelhamid Abaaoud, depuis la Belgique, à Mehdi Nemmouche alors qu'il se trouvait en Syrie.

Quant à Me Vincent Lurquin, conseil d'une dame qui s'était retrouvée coincée dans le musée pendant l'attentat, et à Mes Adrien Masset et Maxime Nardone, ils se sont attachés à remettre en cause la stratégie de défense du principal accusé.

Pour Me Lurquin, le droit au silence revendiqué par Mehdi Nemmouche n'a aucun sens dans la mesure où ses avocats prennent, eux, la parole. "Vous n'avez en réalité pas choisi le principe du droit au silence, mais uniquement un droit de se taire", s'est-il adressé à Mehdi Nemmouche, ajoutant: "ne rien dire est la première signature de votre culpabilité".

Me Masset a été le plus virulent à l'égard de l'attitude de l'accusé et de ses avocats. Pour lui, la stratégie de défense adoptée - notamment la mise en doute de l'impartialité des enquêteurs, la mise en avant d'un probable assassinat ciblé et la théorie du complot contre Mehdi Nemmouche - était tout bonnement "déloyale".

Les avocats de l'accusé ont "jeté l'anathème et l'opprobre sur le système judiciaire belge". C'est une "défense séditieuse et subversive", a-t-il dit.

Me Masset et son co-plaideur, Me Nardone, ne sont, eux, pas entrés dans les détails de l'appartenance de Mehdi Nemmouche à l'EI, mais il ne fait, pour eux non plus, aucun doute que l'attaque au Musée juif de Belgique le 24 mai 2014 a un caractère terroriste et antisémite.

"Quatre victimes choisies au hasard ont été tuées de sang froid dans un musée [...] Oui, on a bien cherché à intimider la population en détournant les gens des musées, en leur faisant craindre de mettre un pied dehors et en créant la panique au sein de la communauté juive", a déclaré Me Masset.

Les plaidoiries de la partie civile se terminent jeudi avec celle de l'avocat d'Unia, Me Christophe Marchand, qui prendra la parole dès 10h30.

Les avocats de la partie civile, qui s'étaient répartis les différents aspects du dossier à plaider, se sont concentrés mercredi sur la position de défense de Mehdi Nemmouche ainsi que sur ses liens avec le terrorisme. Me Vincent Bodson, le dernier avocat de la famille Riva à plaider, a rappelé que Mehdi Nemmouche avait admis qu'il était allé en Syrie et qu'il s'y était radicalisé. Me Michèle Hirsch, conseil du Comité de Coordination des organisations juives de Belgique (CCOJB), ainsi que Me Guillaume Lys, conseil de l'Association Française des Victimes du Terrorisme (AFVT), sont allés plus loin. Ils ont affirmé que Mehdi Nemmouche avait été missionné par l'Etat Islamique pour revenir en Europe commettre un attentat et qu'il faisait partie de la même filière que les auteurs d'autres attentats, ceux de Paris en 2015 et de Bruxelles en 2016. Pour l'avocate du CCOJB, la mission de frapper le Musée juif a été directement donnée par Abdelhamid Abaaoud, depuis la Belgique, à Mehdi Nemmouche alors qu'il se trouvait en Syrie. Quant à Me Vincent Lurquin, conseil d'une dame qui s'était retrouvée coincée dans le musée pendant l'attentat, et à Mes Adrien Masset et Maxime Nardone, ils se sont attachés à remettre en cause la stratégie de défense du principal accusé. Pour Me Lurquin, le droit au silence revendiqué par Mehdi Nemmouche n'a aucun sens dans la mesure où ses avocats prennent, eux, la parole. "Vous n'avez en réalité pas choisi le principe du droit au silence, mais uniquement un droit de se taire", s'est-il adressé à Mehdi Nemmouche, ajoutant: "ne rien dire est la première signature de votre culpabilité". Me Masset a été le plus virulent à l'égard de l'attitude de l'accusé et de ses avocats. Pour lui, la stratégie de défense adoptée - notamment la mise en doute de l'impartialité des enquêteurs, la mise en avant d'un probable assassinat ciblé et la théorie du complot contre Mehdi Nemmouche - était tout bonnement "déloyale". Les avocats de l'accusé ont "jeté l'anathème et l'opprobre sur le système judiciaire belge". C'est une "défense séditieuse et subversive", a-t-il dit. Me Masset et son co-plaideur, Me Nardone, ne sont, eux, pas entrés dans les détails de l'appartenance de Mehdi Nemmouche à l'EI, mais il ne fait, pour eux non plus, aucun doute que l'attaque au Musée juif de Belgique le 24 mai 2014 a un caractère terroriste et antisémite. "Quatre victimes choisies au hasard ont été tuées de sang froid dans un musée [...] Oui, on a bien cherché à intimider la population en détournant les gens des musées, en leur faisant craindre de mettre un pied dehors et en créant la panique au sein de la communauté juive", a déclaré Me Masset. Les plaidoiries de la partie civile se terminent jeudi avec celle de l'avocat d'Unia, Me Christophe Marchand, qui prendra la parole dès 10h30.