D'autres spectateurs se sont couvert les oreilles, ont baissé les yeux pour ne pas voir les images, ou se sont tenu la main pour s'encourager, lors de la lecture de cette vidéo d'une demi-heure. L'Allemand de 28 ans, le visage impassible, n'a à nouveau exprimé aucun remords concernant son attaque le 9 octobre 2019 de l'édifice religieux de Halle (Saxe-Anhalt), dans l'est du pays, en plein Yom Kippour, l'une des plus importantes fêtes religieuses dans le judaïsme. L'accusé avait lui-même enregistré et diffusé en direct sur internet ses méfaits lors desquels, à défaut de pouvoir commettre un massacre dans la synagogue, il avait abattu deux personnes dans la rue et un restaurant de kébabs. Il s'était en cela inspiré de Brenton Tarrant, l'auteur des attentats racistes de Christchurch en Nouvelle-Zélande commis quelques mois auparavant contre deux mosquées qui avaient fait 51 morts, et qui avait également diffusé en direct ses crimes. On voit sur cette vidéo comment le tireur, crâne rasé, habillé en tenue militaire et armé de plusieurs fusils qu'il avait confectionnés lui-même et de grenades, tente de forcer la porte de la synagogue dans laquelle se trouvaient 52 fidèles. La porte résistant à ses coups de feu, il jette alors par dessus le mur plusieurs grenades et cocktails molotov mais qui ne feront peu ou pas de dégâts. Après avoir proféré plusieurs remarques antisémites et conscient de son échec patent, le jeune homme s'y autodénigre en anglais à plusieurs reprises, se traitant de "bon-à-rien". Des commentaires qu'il a réitérés mardi à l'ouverture de son procès où il a qualifié son attaque de "désespérée" et "d'échec". "Attaquer la synagogue n'était pas une erreur, ce sont mes ennemis", a déclaré M. Balliet. Le procureur fédéral Kai Lohse lui a fait remarquer que chacun a droit à la vie, indépendamment de son origine ou de sa religion. "Vous aurez un peu de temps pour y réfléchir", a-t-il estimé, faisant référence à la peine de prison à vie assortie d'une peine de sureté de 15 ans dont il risque probablement d'écoper. (Belga)

D'autres spectateurs se sont couvert les oreilles, ont baissé les yeux pour ne pas voir les images, ou se sont tenu la main pour s'encourager, lors de la lecture de cette vidéo d'une demi-heure. L'Allemand de 28 ans, le visage impassible, n'a à nouveau exprimé aucun remords concernant son attaque le 9 octobre 2019 de l'édifice religieux de Halle (Saxe-Anhalt), dans l'est du pays, en plein Yom Kippour, l'une des plus importantes fêtes religieuses dans le judaïsme. L'accusé avait lui-même enregistré et diffusé en direct sur internet ses méfaits lors desquels, à défaut de pouvoir commettre un massacre dans la synagogue, il avait abattu deux personnes dans la rue et un restaurant de kébabs. Il s'était en cela inspiré de Brenton Tarrant, l'auteur des attentats racistes de Christchurch en Nouvelle-Zélande commis quelques mois auparavant contre deux mosquées qui avaient fait 51 morts, et qui avait également diffusé en direct ses crimes. On voit sur cette vidéo comment le tireur, crâne rasé, habillé en tenue militaire et armé de plusieurs fusils qu'il avait confectionnés lui-même et de grenades, tente de forcer la porte de la synagogue dans laquelle se trouvaient 52 fidèles. La porte résistant à ses coups de feu, il jette alors par dessus le mur plusieurs grenades et cocktails molotov mais qui ne feront peu ou pas de dégâts. Après avoir proféré plusieurs remarques antisémites et conscient de son échec patent, le jeune homme s'y autodénigre en anglais à plusieurs reprises, se traitant de "bon-à-rien". Des commentaires qu'il a réitérés mardi à l'ouverture de son procès où il a qualifié son attaque de "désespérée" et "d'échec". "Attaquer la synagogue n'était pas une erreur, ce sont mes ennemis", a déclaré M. Balliet. Le procureur fédéral Kai Lohse lui a fait remarquer que chacun a droit à la vie, indépendamment de son origine ou de sa religion. "Vous aurez un peu de temps pour y réfléchir", a-t-il estimé, faisant référence à la peine de prison à vie assortie d'une peine de sureté de 15 ans dont il risque probablement d'écoper. (Belga)