Le juge a décidé que le chroniqueur, l'une des figures plus respectées du journalisme en Turquie, pouvait être libéré après 11 mois de détention, même s'il doit être jugé pour "activités terroristes", a indiqué un correspondant de l'AFP. Le procès a été ajourné au 31 octobre. Kadri Gursel devrait être libéré de la prison de Silivri, en dehors d'Istanbul, où il est détenu, dans la nuit de lundi à mardi. Restent en revanche en détention le patron du journal Akin Atalay et son rédacteur en chef Murat Sabuncu, qui comme Kadri Gürsel sont détenus depuis 330 jours, ainsi que le journaliste d'investigation Ahmet Sik, arrêté fin décembre et détenu depuis 269 jours, et Yusuf Emre Iper, un comptable du quotidien détenu depuis 173 jours. Les collaborateurs du journal sont accusés d'avoir aidé trois "organisations terroristes armées": les séparatistes kurdes du PKK, un groupuscule d'extrême gauche appelé DHKP-C et le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen, appelé FETO par les autorités et accusé d'avoir fomenté le coup d'Etat manqué du 15 juillet 2016. Pour les défenseurs des droits de l'Homme, ce procès traduit le recul des libertés en Turquie depuis le putsch manqué, suivi de purges massives qui ont frappé les milieux critiques: élus prokurdes, médias et ONG. Selon le site P24, spécialisé dans la liberté de la presse, quelque 170 journalistes sont détenus en Turquie. Celle-ci occupe la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse établi par RSF. (Belga)

Le juge a décidé que le chroniqueur, l'une des figures plus respectées du journalisme en Turquie, pouvait être libéré après 11 mois de détention, même s'il doit être jugé pour "activités terroristes", a indiqué un correspondant de l'AFP. Le procès a été ajourné au 31 octobre. Kadri Gursel devrait être libéré de la prison de Silivri, en dehors d'Istanbul, où il est détenu, dans la nuit de lundi à mardi. Restent en revanche en détention le patron du journal Akin Atalay et son rédacteur en chef Murat Sabuncu, qui comme Kadri Gürsel sont détenus depuis 330 jours, ainsi que le journaliste d'investigation Ahmet Sik, arrêté fin décembre et détenu depuis 269 jours, et Yusuf Emre Iper, un comptable du quotidien détenu depuis 173 jours. Les collaborateurs du journal sont accusés d'avoir aidé trois "organisations terroristes armées": les séparatistes kurdes du PKK, un groupuscule d'extrême gauche appelé DHKP-C et le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen, appelé FETO par les autorités et accusé d'avoir fomenté le coup d'Etat manqué du 15 juillet 2016. Pour les défenseurs des droits de l'Homme, ce procès traduit le recul des libertés en Turquie depuis le putsch manqué, suivi de purges massives qui ont frappé les milieux critiques: élus prokurdes, médias et ONG. Selon le site P24, spécialisé dans la liberté de la presse, quelque 170 journalistes sont détenus en Turquie. Celle-ci occupe la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse établi par RSF. (Belga)