Le tribunal de première instance de Bruxelles a donné raison à "L'affaire climat" et aux 58.000 citoyens plaignants, le 17 juin dernier, en établissant: "les parties défenderesses, dans la poursuite de leur politique climatique, portent atteinte aux droits fondamentaux des parties demanderesses [...] en s'abstenant de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir des effets d'un changement climatique attentatoire à la vie et à la vie privée des parties demanderesses". Toutefois, le tribunal avait rejeté leur demande d'imposer à l'État et aux Régions une mesure et un rythme de réduction des émissions de GES, affirmant que cela n'incombait pas au pouvoir judiciaire mais relevait du pouvoir d'appréciation des organes législatif et exécutif. Les demandeurs espèrent que la cour d'appel les suivra sur ce point. "Nous ne voulons plus prendre 2050 comme repère. Nous demandons que la justice ordonne une réduction des GES de 65% à l'horizon 2030, car plus tard ce serait imposer aux jeunes et aux générations futures un effort extrêmement difficile", a expliqué mercredi Me Carole Billiet, avocate des plaignants. (Belga)

Le tribunal de première instance de Bruxelles a donné raison à "L'affaire climat" et aux 58.000 citoyens plaignants, le 17 juin dernier, en établissant: "les parties défenderesses, dans la poursuite de leur politique climatique, portent atteinte aux droits fondamentaux des parties demanderesses [...] en s'abstenant de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir des effets d'un changement climatique attentatoire à la vie et à la vie privée des parties demanderesses". Toutefois, le tribunal avait rejeté leur demande d'imposer à l'État et aux Régions une mesure et un rythme de réduction des émissions de GES, affirmant que cela n'incombait pas au pouvoir judiciaire mais relevait du pouvoir d'appréciation des organes législatif et exécutif. Les demandeurs espèrent que la cour d'appel les suivra sur ce point. "Nous ne voulons plus prendre 2050 comme repère. Nous demandons que la justice ordonne une réduction des GES de 65% à l'horizon 2030, car plus tard ce serait imposer aux jeunes et aux générations futures un effort extrêmement difficile", a expliqué mercredi Me Carole Billiet, avocate des plaignants. (Belga)