Le ministre a ainsi fait valoir que les cadres dans les prisons étaient remplis à 96% même si le recrutement est difficile dans un tel secteur. Quant à la négociation pour instaurer un service minimum, auquel est contraint la Belgique, elle a commencé en 2017, de manière informelle et puis formelle pour en arriver à une loi approuvée en 2019 au parlement.

"Cela a mené à ce qui est devenu notre loi, pas ma loi mais celle du parlement. C'est une loi voulue par ce parlement depuis dix ans et par le comité de prévention de la torture depuis 30 ans", a martelé le ministre.

Les arrêtés ministériels de mise en oeuvre ont également fait l'objet d'une concertation prison par prison même si, regrette M. Geens, seul un syndicat y a participé.

Ce service minimum s'inscrit dans le cadre plus large de l'élaboration d'un statut des agents pénitentiaires. Ceux-ci sont considérés comme des statutaires, à l'heure où la statutarisation recule considérablement dans la fonction publique et les pouvoirs publics recourent de plus en plus à la privatisation.

"C'est beaucoup plus facile d'avoir des prisons privées, si on continue de la sorte", a averti le ministre, avant d'assurer qu'il avait toujours défendu le caractère public des établissements pénitentiaires car ils appartiennent à l'exercice de la force publique.

Une médiation avec les syndicats a commencé au mois de novembre mais elle n'a pas abouti. Le 20 janvier, M. Geens estime qu'il pris ses responsabilités en adoptant les arrêtés qui organisent le service minimum prison par prison.

Mercredi, une ultime proposition a été faite aux dirigeants syndicaux mais elle a été rejetée.

Les échanges ont été vifs avec le PTB et le PS.

"Nous sommes face à une confrontation qui va très loin. C'est vous qui en êtes le responsable", a accusé Marco Van Hees (PTB).

En 2016, un long mouvement de grève avait paralysé les prisons, et a valu à la Belgique d'être condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme l'an passé.

"J'espère que vous n'allez pas laisser aller les choses, j'espère que ce n'est pas un aveu d'échec", a souligné Özlem Özen (PS).

Le ministre a ainsi fait valoir que les cadres dans les prisons étaient remplis à 96% même si le recrutement est difficile dans un tel secteur. Quant à la négociation pour instaurer un service minimum, auquel est contraint la Belgique, elle a commencé en 2017, de manière informelle et puis formelle pour en arriver à une loi approuvée en 2019 au parlement. "Cela a mené à ce qui est devenu notre loi, pas ma loi mais celle du parlement. C'est une loi voulue par ce parlement depuis dix ans et par le comité de prévention de la torture depuis 30 ans", a martelé le ministre. Les arrêtés ministériels de mise en oeuvre ont également fait l'objet d'une concertation prison par prison même si, regrette M. Geens, seul un syndicat y a participé. Ce service minimum s'inscrit dans le cadre plus large de l'élaboration d'un statut des agents pénitentiaires. Ceux-ci sont considérés comme des statutaires, à l'heure où la statutarisation recule considérablement dans la fonction publique et les pouvoirs publics recourent de plus en plus à la privatisation. "C'est beaucoup plus facile d'avoir des prisons privées, si on continue de la sorte", a averti le ministre, avant d'assurer qu'il avait toujours défendu le caractère public des établissements pénitentiaires car ils appartiennent à l'exercice de la force publique. Une médiation avec les syndicats a commencé au mois de novembre mais elle n'a pas abouti. Le 20 janvier, M. Geens estime qu'il pris ses responsabilités en adoptant les arrêtés qui organisent le service minimum prison par prison. Mercredi, une ultime proposition a été faite aux dirigeants syndicaux mais elle a été rejetée. Les échanges ont été vifs avec le PTB et le PS. "Nous sommes face à une confrontation qui va très loin. C'est vous qui en êtes le responsable", a accusé Marco Van Hees (PTB). En 2016, un long mouvement de grève avait paralysé les prisons, et a valu à la Belgique d'être condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme l'an passé. "J'espère que vous n'allez pas laisser aller les choses, j'espère que ce n'est pas un aveu d'échec", a souligné Özlem Özen (PS).