Au-delà de cela, "il est bien connu que l'approche de la Commission européenne diffère de celle des États membres", réitère Mme Wilmès. Elle rappelle que pour le calcul de l'écart de production, le gouvernement belge se base comme le prévoit la loi sur les calculs du Bureau fédéral du Plan. "A cette différence s'ajoute la lecture propre aux services de la Commission européenne au sujet du caractère structurel ou non de la hausse des versements anticipés à l'impôt des sociétés". La Commission européenne, dit Mme Wilmès, maintient un écart significatif sur cette variable par rapport à la réalité des chiffres 2018 observés et validés par l'administration des finances. Quoi qu'il en soit, la ministre souligne "l'amélioration significative" des déficits nominaux entre 2014 et 2018 (de -3,1% en 2014 à -0,69% en 2018) ainsi que la poursuite de la réduction de la dette belge. La réformatrice invite à poursuivre l'assainissement budgétaire en faisant face aux coûts croissants du vieillissement et à la nécessité d'investir. Elle relève aussi l'effet positif des mesures récentes sur le marché du travail, ainsi que l'augmentation attendue du revenu disponible, qui devront permettre de compenser en partie les effets liés à la baisse de la croissance. (Belga)