"Offrir aux personnes l'opportunité de se former pendant leur détention, de préparer leur projet professionnel ainsi que leur sortie de prison, et de se reconstruire, constitue l'un des meilleurs moyens d'éviter la récidive et un endoctrinement potentiel", relève la ministre PS dans cette note. La prison est identifiée, avec internet et les réseaux sociaux notamment, comme un des lieux de radicalisation. Le phénomène a trop longtemps été négligé par les services de renseignement, rappelle la note Tillieux sur base d'un rapport récent du Comité R (contrôle des services de renseignements). La mesure approuvée vise à amplifier l'offre de services, dès lors que seuls 6,8% des détenus peuvent bénéficier d'une formation professionnelle et que 75% d'entre eux n'ont aucune qualification, selon une analyse de la Concertation des associations actives en prison (CAAP). Sur les 2 millions d'euros octroyés à l'Emploi et à la Formation - parmi les 11 millions d'euros supplémentaires dégagés en 2016 pour le plan wallon de prévention du radicalisme -, un million d'euros permettra de financer des heures supplémentaires et des nouvelles filières de formation pour des opérateurs agréés, en prison, sous surveillance électronique, en défense sociale, etc. (Belga)