Les manifestants, au nombre de 700 à Paris selon la police, ont répondu à un appel lancé sur les réseaux sociaux pour dénoncer le fait "d'être gouvernés par un corps élu qui a la possibilité de pratiquer l'inverse de ce qu'il défend". D'autres rassemblements seront organisés dimanche prochain, à moins de deux mois de la présidentielle (23 avril - 7 mai). François Fillon, qui avait fait de la probité un thème clé de son début de campagne, est empêtré depuis plusieurs semaines dans une affaire d'emplois fictifs présumés accordés à sa femme et deux de ses enfants pour laquelle la justice a ouvert une enquête. Après avoir promis dans un premier temps qu'il se retirerait de la course à la présidence s'il était inculpé, il affirme désormais qu'il ne renoncera pas à sa campagne en cas d'inculpation. La chef du Front national Marine Le Pen est quant à elle visée par une enquête de l'organisme anti-fraude de l'Union européenne pour l'emploi fictif d'assistants au Parlement européen. Elle a déposé plainte contre cet organisme, qu'elle accuse d'irrégularités dans la procédure et de vouloir lui "nuire à des fins politiciennes". "Au trou les corrompus", "Fillon en prison, la corruption est un poison", "Ils ont les mains sales", pouvait-on notamment lire sur les pancartes brandies. "Au-delà d'eux, c'est un problème de système", a jugé l'écrivain Alexandre Jardin, présent dans la foule, qui réclame "a minima un contrôle par la Cour des comptes" (juridiction financière de l'ordre administratif) de "l'argent de nos élus". "C'est bien parce que ce n'est pas fait que les colères montent", juge-t-il. D'autres manifestations se sont déroulées dans plusieurs villes. A Toulouse (sud-ouest), quelque 200 personnes se sont réunies en frappant sur des casseroles et scandant ponctuellement "Non à la corruption". On pouvait aussi lire une pancarte proclamant "Emplois fictifs pour tous". A Saint-Omer (nord), une banderole "expressive" a été placardée afin que chacun puisse écrire ses doléances contre la corruption. (Belga)

Les manifestants, au nombre de 700 à Paris selon la police, ont répondu à un appel lancé sur les réseaux sociaux pour dénoncer le fait "d'être gouvernés par un corps élu qui a la possibilité de pratiquer l'inverse de ce qu'il défend". D'autres rassemblements seront organisés dimanche prochain, à moins de deux mois de la présidentielle (23 avril - 7 mai). François Fillon, qui avait fait de la probité un thème clé de son début de campagne, est empêtré depuis plusieurs semaines dans une affaire d'emplois fictifs présumés accordés à sa femme et deux de ses enfants pour laquelle la justice a ouvert une enquête. Après avoir promis dans un premier temps qu'il se retirerait de la course à la présidence s'il était inculpé, il affirme désormais qu'il ne renoncera pas à sa campagne en cas d'inculpation. La chef du Front national Marine Le Pen est quant à elle visée par une enquête de l'organisme anti-fraude de l'Union européenne pour l'emploi fictif d'assistants au Parlement européen. Elle a déposé plainte contre cet organisme, qu'elle accuse d'irrégularités dans la procédure et de vouloir lui "nuire à des fins politiciennes". "Au trou les corrompus", "Fillon en prison, la corruption est un poison", "Ils ont les mains sales", pouvait-on notamment lire sur les pancartes brandies. "Au-delà d'eux, c'est un problème de système", a jugé l'écrivain Alexandre Jardin, présent dans la foule, qui réclame "a minima un contrôle par la Cour des comptes" (juridiction financière de l'ordre administratif) de "l'argent de nos élus". "C'est bien parce que ce n'est pas fait que les colères montent", juge-t-il. D'autres manifestations se sont déroulées dans plusieurs villes. A Toulouse (sud-ouest), quelque 200 personnes se sont réunies en frappant sur des casseroles et scandant ponctuellement "Non à la corruption". On pouvait aussi lire une pancarte proclamant "Emplois fictifs pour tous". A Saint-Omer (nord), une banderole "expressive" a été placardée afin que chacun puisse écrire ses doléances contre la corruption. (Belga)