"Donc je le dis aujourd'hui, à chacun et chacune dans vos conditions, dans vos histoires, dans vos traumatismes, parce que je veux être président, je vous ai compris et je vous aime. Parce que la République, elle doit aimer chacun!", a lancé le candidat du mouvement "En marche!" lors d'un meeting de campagne à Toulon (sud), où il a tenté de clore la polémique. S'adressant aux rapatriés d'Algérie et aux anciens combattants et victimes de la guerre (1954-1962), M. Macron les a appelés "à ne pas céder à la haine". Le meeting a été perturbé par une manifestation de pieds-noirs organisée à l'appel du parti Front national (FN, extrême droite). Début juin 1958, le général de Gaulle tout juste revenu au pouvoir avait lancé un retentissant "je vous ai compris" à Alger, dans un discours où il tentait à la fois de s'adresser aux indépendantistes algériens, aux militaires français et aux civils pieds-noirs en pleine guerre d'Algérie. M. Macron a refusé de "revenir" sur ses propos ou de s'"excuser". Mais au lieu de "crimes contre l'humanité", il a cette fois parlé de "crimes contre l'humain". "J'ai dit en effet les responsabilités de la France quant à son passé, pas simplement en Algérie, quant à notre passé colonial". "Et on doit le regarder en face ce passé colonial, et oui, c'est un passé dans lequel il y a des crimes contre l'humain", a-t-il dit. Etoile montante de la campagne pour la présidentielle, M. Macron, 39 ans, est donné qualifié au second tour le 7 mai face à la dirigeante du FN, Marine Le Pen, selon les intentions de vote actuelles. (Belga)

"Donc je le dis aujourd'hui, à chacun et chacune dans vos conditions, dans vos histoires, dans vos traumatismes, parce que je veux être président, je vous ai compris et je vous aime. Parce que la République, elle doit aimer chacun!", a lancé le candidat du mouvement "En marche!" lors d'un meeting de campagne à Toulon (sud), où il a tenté de clore la polémique. S'adressant aux rapatriés d'Algérie et aux anciens combattants et victimes de la guerre (1954-1962), M. Macron les a appelés "à ne pas céder à la haine". Le meeting a été perturbé par une manifestation de pieds-noirs organisée à l'appel du parti Front national (FN, extrême droite). Début juin 1958, le général de Gaulle tout juste revenu au pouvoir avait lancé un retentissant "je vous ai compris" à Alger, dans un discours où il tentait à la fois de s'adresser aux indépendantistes algériens, aux militaires français et aux civils pieds-noirs en pleine guerre d'Algérie. M. Macron a refusé de "revenir" sur ses propos ou de s'"excuser". Mais au lieu de "crimes contre l'humanité", il a cette fois parlé de "crimes contre l'humain". "J'ai dit en effet les responsabilités de la France quant à son passé, pas simplement en Algérie, quant à notre passé colonial". "Et on doit le regarder en face ce passé colonial, et oui, c'est un passé dans lequel il y a des crimes contre l'humain", a-t-il dit. Etoile montante de la campagne pour la présidentielle, M. Macron, 39 ans, est donné qualifié au second tour le 7 mai face à la dirigeante du FN, Marine Le Pen, selon les intentions de vote actuelles. (Belga)