"Les [trois] débats [télévisés entre les candidats], même s'ils peuvent présenter quelques inconvénients, ont démontré que [...] la compétition politique est sérieuse", a déclaré Abbas-Ali Kadkhodaï, porte-parole du Conseil des gardiens de la Constitution lors d'une conférence de presse à Téhéran. "Les médias et le peuple [iranien] ont témoigné qu'il s'agit d'une bonne compétition", a-t-il ajouté, alors que les débats ont été jugés globalement ennuyeux par la presse. Près de 60 millions d'Iraniens sont appelés aux urnes pour élire vendredi un successeur au président Hassan Rohani, dans un contexte de grave crise économique et sociale exacerbée par la pandémie de Covid-19. La campagne électorale s'est achevée officiellement jeudi à 07h00 (04h30 HB). Sur quelque 600 dossiers de candidatures, le Conseil des gardiens a autorisé sept hommes à se présenter aux suffrages des Iraniens. Il n'en reste néanmoins plus que quatre en lice après le retrait mercredi de trois candidats, dont deux ont appelé à voter pour l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi, chef de l'Autorité judiciaire. Celui-ci fait figure d'archifavori, faute de concurrents à sa mesure après la disqualification de ses plus gros adversaires politiques. Ces invalidations, qui donnent à nombre d'Iraniens l'impression que l'élection est jouée d'avance, voire organisée pour assurer la victoire de M. Raïssi, ont été vivement critiquées. Mais M. Kadkhodaï a répété jeudi que les Gardiens n'ont "pas d'avis politique" sur les dossiers des candidats et qu'il ne font que se conformer à "la loi électorale". Selon les rares sondages disponibles, l'abstention pourrait dépasser le record (57%) des législatives de 2020. Ces jours-ci, la polémique sur les invalidations a rebondi avec la publication d'une vidéo montrant un ancien ministre des Renseignements, Heydar Mosléhi, affirmant avoir recommandé au Conseil des Gardiens la disqualification de l'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani, lorsque celui-ci avait voulu se représenter, en 2013, et avoir obtenu gain de cause. M. Kadkhodaï était alors déjà membre du Conseil. Interrogé sur cette affaire, il a répondu jeudi : "Nous avons examiné [...] la vidéo de la réunion sur l'examen de la candidature d'Hachémi Rafsandjani" et "il s'est avéré que M. Mosléhi n'a pas dit ce qu'il a affirmé avoir dit". (Belga)

"Les [trois] débats [télévisés entre les candidats], même s'ils peuvent présenter quelques inconvénients, ont démontré que [...] la compétition politique est sérieuse", a déclaré Abbas-Ali Kadkhodaï, porte-parole du Conseil des gardiens de la Constitution lors d'une conférence de presse à Téhéran. "Les médias et le peuple [iranien] ont témoigné qu'il s'agit d'une bonne compétition", a-t-il ajouté, alors que les débats ont été jugés globalement ennuyeux par la presse. Près de 60 millions d'Iraniens sont appelés aux urnes pour élire vendredi un successeur au président Hassan Rohani, dans un contexte de grave crise économique et sociale exacerbée par la pandémie de Covid-19. La campagne électorale s'est achevée officiellement jeudi à 07h00 (04h30 HB). Sur quelque 600 dossiers de candidatures, le Conseil des gardiens a autorisé sept hommes à se présenter aux suffrages des Iraniens. Il n'en reste néanmoins plus que quatre en lice après le retrait mercredi de trois candidats, dont deux ont appelé à voter pour l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi, chef de l'Autorité judiciaire. Celui-ci fait figure d'archifavori, faute de concurrents à sa mesure après la disqualification de ses plus gros adversaires politiques. Ces invalidations, qui donnent à nombre d'Iraniens l'impression que l'élection est jouée d'avance, voire organisée pour assurer la victoire de M. Raïssi, ont été vivement critiquées. Mais M. Kadkhodaï a répété jeudi que les Gardiens n'ont "pas d'avis politique" sur les dossiers des candidats et qu'il ne font que se conformer à "la loi électorale". Selon les rares sondages disponibles, l'abstention pourrait dépasser le record (57%) des législatives de 2020. Ces jours-ci, la polémique sur les invalidations a rebondi avec la publication d'une vidéo montrant un ancien ministre des Renseignements, Heydar Mosléhi, affirmant avoir recommandé au Conseil des Gardiens la disqualification de l'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani, lorsque celui-ci avait voulu se représenter, en 2013, et avoir obtenu gain de cause. M. Kadkhodaï était alors déjà membre du Conseil. Interrogé sur cette affaire, il a répondu jeudi : "Nous avons examiné [...] la vidéo de la réunion sur l'examen de la candidature d'Hachémi Rafsandjani" et "il s'est avéré que M. Mosléhi n'a pas dit ce qu'il a affirmé avoir dit". (Belga)