Selon le tribunal électoral, à quelque 90% des votes dépouillés, le médecin conservateur était crédité de 59,33% des suffrages. Alejandro Giammattei a promis de combattre les criminels et les trafiquants de drogue à coup de "testostérone", et de rétablir la peine de mort. Comme son adversaire sociale-démocrate, il s'est prononcé contre le mariage homosexuel et la légalisation de l'avortement. Se déplaçant à l'aide de béquilles en raison d'une maladie vieille de 40 ans, le médecin conservateur en est à sa quatrième candidature depuis 2007, à chaque fois pour des partis différents. Elu sous les couleurs du parti de droite Vamos (Allons-y), M. Giammattei est redouté pour ses colères intempestives et incontrôlables. Ancien directeur de l'administration pénitentiaire, il a lui-même connu la prison pendant 10 mois en 2010. Accusé dans une affaire d'exécution extrajudiciaire de huit détenus en 2006, il a été libéré faute de preuves mais est resté, dit-il, profondément marqué par cette expérience d'incarcération. Le scrutin a été marqué par une forte absention, de plus de 55%, selon les résultats préliminaires. Plus de huit millions d'électeurs guatémaltèques étaient appelés à voter dimanche pour élire le successeur du président sortant Jimmy Morales, dont l'unique mandat de quatre ans a été entaché par de nombreux scandales. La prise de fonction du nouveau président est programmée pour le 14 janvier 2020. (Belga)