L'an dernier, 14.226 riverains ont en effet subi une nuisance moyenne supérieure ou égale à 55 DB, soit 1,9% de plus qu'en 2015, alors que les mouvements d'avions ont, eux, connu une baisse de 6,5%, d'après les calculs effectués par l'Université de Gand.

Il s'agit de la cinquième année consécutive que le nombre de riverains concernés est inférieur à 15.000. Pourtant, depuis 2009, Brussels Airport a vu un quart de passagers en plus passer par ses installations et la quantité de cargo a connu une croissance de 10%. Toutefois, le nombre de mouvements d'avions recensés est lui resté relativement stable durant toutes ces années, ce qui signifie que le taux de remplissage des avions, qui sont de moins en moins bruyants, est plus élevé. A noter que la baisse de 6,5% des mouvements enregistrée l'an dernier par rapport à 2015 a été fortement influencée par la fermeture (et le redémarrage progressif) de l'aéroport consécutive à l'attentat du 22 mars.

L'étude sur les contours examine chaque année le bruit causé par les avions en fonction de plusieurs paramètres, tel que les mouvements des avions, les routes utilisées, les types d'avions, les données météo ou radar. En ressort un contour définissant la zone dans laquelle les habitants sont susceptibles de subir des nuisances potentiellement très gênantes, c'est-à-dire supérieures ou égales à 55DB.

L'augmentation d'1,9% s'explique principalement par une utilisation des pistes différentes à Brussels Airport entre les deux années à cause des travaux qui y ont été effectués. En 2015, la piste 25L/09R avait subi une longue rénovation et provoqué de nombreux départs sur la piste traversante 19 et dès lors un survol plus important de la commune de Zaventem.

L'an dernier, ce constat s'est inversé avec les travaux sur cette dernière piste, qui ont eu pour corollaire, un recours plus important à la 25R et des décollages en direction de Bruxelles. Les contours ont dès lors rétréci dans une zone moins densément peuplée et augmenté légèrement dans une autre plus habitée. Les nuisances potentiellement très gênantes ont en conséquence crû dans plusieurs communes situées dans la zone de décollage de cette piste, comme Schaerbeek, Evere et Grimbergen.

Machelen (2.649), Evere (1.850), Zaventem (1.835) et Bruxelles (1.789) étaient les communes abritant la plupart des riverains potentiellement très gênés.

Si le nombre de personnes vivant à l'intérieur de ces contours est relativement stable depuis plusieurs années, le constat n'est pas le même quand on remonte plus loin dans le temps. En 2000, il y avait autant de passagers passant par Brussels Airport qu'aujourd'hui mais 50% de mouvements d'avions recensés en plus et des vols de nuit dont la quantité n'était pas encore limitée. Quelque 34.000 riverains étaient alors potentiellement très gênés.

A propos des vols de nuit, justement, le rapport confirme que leur nombre est resté sous le plafond de 16.000 'slots' autorisés (dont maximum 5.000 décollages) depuis 2009 à l'aéroport entre 23h00 et 6h00. Ainsi, 15.140 d'entre eux ont été accordés, dont 4.457 pour des avions quittant l'aéroport.

Dans une réaction, les associations de riverains UBCNA et 'Piste 01, ça suffit ! ' se sont dites "terriblement choquées" par "l'annonce par Brussels Airport" d'un "prétendu faible" nombre de personnes potentiellement très gênées. "Il s'agit d'une gifle à des dizaines de milliers de personnes qui vivent partout autour de cet aéroport et qui sont survolées nuit et jour", commentent-elles.

Dans son ordonnance du 31 mars 2017, la cour d'appel de Bruxelles a jugé que les riverains de la piste 01/19 souffraient de nuisances "graves", rappellent les deux associations, qui ajoutent que plus d'un avion sur trois atterrissant sur cette même piste la nuit est en infraction avec les normes de bruit bruxelloises. Les chiffres de Brussels Airport sont "basés sur des calculs réducteurs qui ne prennent pas en comptes les nuisances réelles causées aux riverains", dénoncent-elles encore, évoquant plus de 120.000 personnes survolées à moins de 600 mètres d'altitude dans l'est de Bruxelles et en Brabant Wallon quand la piste 01/19 est utilisée.

L'an dernier, 14.226 riverains ont en effet subi une nuisance moyenne supérieure ou égale à 55 DB, soit 1,9% de plus qu'en 2015, alors que les mouvements d'avions ont, eux, connu une baisse de 6,5%, d'après les calculs effectués par l'Université de Gand.Il s'agit de la cinquième année consécutive que le nombre de riverains concernés est inférieur à 15.000. Pourtant, depuis 2009, Brussels Airport a vu un quart de passagers en plus passer par ses installations et la quantité de cargo a connu une croissance de 10%. Toutefois, le nombre de mouvements d'avions recensés est lui resté relativement stable durant toutes ces années, ce qui signifie que le taux de remplissage des avions, qui sont de moins en moins bruyants, est plus élevé. A noter que la baisse de 6,5% des mouvements enregistrée l'an dernier par rapport à 2015 a été fortement influencée par la fermeture (et le redémarrage progressif) de l'aéroport consécutive à l'attentat du 22 mars. L'étude sur les contours examine chaque année le bruit causé par les avions en fonction de plusieurs paramètres, tel que les mouvements des avions, les routes utilisées, les types d'avions, les données météo ou radar. En ressort un contour définissant la zone dans laquelle les habitants sont susceptibles de subir des nuisances potentiellement très gênantes, c'est-à-dire supérieures ou égales à 55DB. L'augmentation d'1,9% s'explique principalement par une utilisation des pistes différentes à Brussels Airport entre les deux années à cause des travaux qui y ont été effectués. En 2015, la piste 25L/09R avait subi une longue rénovation et provoqué de nombreux départs sur la piste traversante 19 et dès lors un survol plus important de la commune de Zaventem. L'an dernier, ce constat s'est inversé avec les travaux sur cette dernière piste, qui ont eu pour corollaire, un recours plus important à la 25R et des décollages en direction de Bruxelles. Les contours ont dès lors rétréci dans une zone moins densément peuplée et augmenté légèrement dans une autre plus habitée. Les nuisances potentiellement très gênantes ont en conséquence crû dans plusieurs communes situées dans la zone de décollage de cette piste, comme Schaerbeek, Evere et Grimbergen. Machelen (2.649), Evere (1.850), Zaventem (1.835) et Bruxelles (1.789) étaient les communes abritant la plupart des riverains potentiellement très gênés. Si le nombre de personnes vivant à l'intérieur de ces contours est relativement stable depuis plusieurs années, le constat n'est pas le même quand on remonte plus loin dans le temps. En 2000, il y avait autant de passagers passant par Brussels Airport qu'aujourd'hui mais 50% de mouvements d'avions recensés en plus et des vols de nuit dont la quantité n'était pas encore limitée. Quelque 34.000 riverains étaient alors potentiellement très gênés. A propos des vols de nuit, justement, le rapport confirme que leur nombre est resté sous le plafond de 16.000 'slots' autorisés (dont maximum 5.000 décollages) depuis 2009 à l'aéroport entre 23h00 et 6h00. Ainsi, 15.140 d'entre eux ont été accordés, dont 4.457 pour des avions quittant l'aéroport. Dans une réaction, les associations de riverains UBCNA et 'Piste 01, ça suffit ! ' se sont dites "terriblement choquées" par "l'annonce par Brussels Airport" d'un "prétendu faible" nombre de personnes potentiellement très gênées. "Il s'agit d'une gifle à des dizaines de milliers de personnes qui vivent partout autour de cet aéroport et qui sont survolées nuit et jour", commentent-elles. Dans son ordonnance du 31 mars 2017, la cour d'appel de Bruxelles a jugé que les riverains de la piste 01/19 souffraient de nuisances "graves", rappellent les deux associations, qui ajoutent que plus d'un avion sur trois atterrissant sur cette même piste la nuit est en infraction avec les normes de bruit bruxelloises. Les chiffres de Brussels Airport sont "basés sur des calculs réducteurs qui ne prennent pas en comptes les nuisances réelles causées aux riverains", dénoncent-elles encore, évoquant plus de 120.000 personnes survolées à moins de 600 mètres d'altitude dans l'est de Bruxelles et en Brabant Wallon quand la piste 01/19 est utilisée.