Afin d'augmenter la transparence au sujet de la qualité des réseaux mobiles en Belgique, le régulateur du secteur des télécoms a dressé des "cartes atlas 2.0", qui renseignent la présence probable d'une couverture mobile à l'intérieur des bâtiments. En outre, une étude a comparé la qualité de l'expérience offerte par les trois opérateurs mobiles.

Pour ce faire, l'IBPT a collecté, en décembre dernier, près de 285.000 points de mesures, en parcourant 1.345 km, répartis sur l'ensemble du territoire belge. D'après les calculs, effectués en coopération avec l'office belge de statistique Statbel, les trois opérateurs ont en moyenne une couverture de base de 98% du territoire en 4G. "Ils couvrent en moyenne 88% du territoire avec une bonne couverture et 58% du territoire avec une très bonne couverture. Selon les calculs, en moyenne, près de 100% de la population ont accès à une couverture de base en 4G. Enfin, près de 99% de la population ont accès à une bonne couverture et 83% ont accès une très bonne couverture", indique le régulateur.

Les mesures sur routes montrent en outre que les trois réseaux mobiles installés en Belgique "ont une bonne performance pour les services de voix et de transmission de données" et qu'"aucun réseau n'est plus performant que les autres pour tous les indicateurs mesurés."

En revanche, il existe toutefois des différences en ce qui concerne par exemple la qualité de la voix et le temps de téléchargement d'un fichier et d'affichage des vidéos. "Pour les applications telles que la navigation sur le web, les vidéos YouTube et Facebook, les taux de réussite sont en moyenne élevés et témoignent de la bonne fiabilité des réseaux mobiles belges", relève encore l'IBPT. Le régulateur rappelle que les résultats "reflètent la qualité des réseaux en septembre 2018" et que ceux-ci "évoluent constamment."

L'IBPT effectuera en 2019 une seconde campagne de mesures pour suivre les évolutions de la qualité de l'expérience au cours du temps et confirmer les premiers résultats obtenus. Par ailleurs, le régulateur a lancé une application de crowdsourcing pour smartphone afin de confronter davantage ses cartes à la réalité du terrain. "Développée en partenariat avec les experts de l'Université de Namur et la startup Charlie Bravo, l'application 'BIPT Speedtest' permet aux utilisateurs de mesurer la qualité de la couverture près de chez eux. L'IBPT centralise ces données collectées de manière anonyme afin de les reporter sur les cartes de couverture. Elles peuvent ensuite servir à guider les investissements vers les zones les plus problématiques", explique-t-il.