"La diminution constatée au 13 avril est de 9.923 détenus depuis le 16 mars (...) pour atteindre 62.650 détenus", a déclaré Stéphane Bredin, auditionné par la commission des lois de l'Assemblée nationale. Cette forte baisse, qui vise à éviter une crise sanitaire et sécuritaire dans les prisons, est notamment due à un ralentissement de l'activité judiciaire et à des libérations anticipées. "L'impact (de la crise, NDLR) sur nos détentions est très fort", a souligné le directeur. La densité carcérale "avoisine désormais les 103%". Dans les maisons d'arrêt, où sont incarcérés les prévenus et les courtes peines, et où la surpopulation est la plus lourde, la densité est tombée à 116%. Le taux de surpopulation y a "diminué de 22% depuis le début de la crise". Le 1er mars, les prisons françaises, confrontées depuis des années à une surpopulation chronique qui a valu à la France une condamnation de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) en janvier, comptaient 72.400 détenus, soit un taux d'occupation de 119%. Le directeur de l'administration pénitentiaire a estimé que le taux d'occupation descendra "sans doute" à 100% dans le courant de la semaine prochaine. Cette diminution inédite est due à "un double phénomène", a rappelé Stéphane Bredin: "l'augmentation des sorties et le fort tarissement des entrées sous l'effet du ralentissement de l'activité de juridictions et de la promotion des alternatives à la détention". Une ordonnance prise dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire facilite notamment les libérations anticipées des détenus qui sont à deux mois de leur fin de peine. Parmi les autres mesures pour désengorger les prisons, des suspensions de peines pour raison médicale, des remises en liberté pour des détenus en détention provisoire. Une circulaire, mi-mars, demandait par ailleurs de différer l'exécution des courtes peines d'emprisonnement et de réserver la détention provisoire aux faits les plus graves. (Belga)

"La diminution constatée au 13 avril est de 9.923 détenus depuis le 16 mars (...) pour atteindre 62.650 détenus", a déclaré Stéphane Bredin, auditionné par la commission des lois de l'Assemblée nationale. Cette forte baisse, qui vise à éviter une crise sanitaire et sécuritaire dans les prisons, est notamment due à un ralentissement de l'activité judiciaire et à des libérations anticipées. "L'impact (de la crise, NDLR) sur nos détentions est très fort", a souligné le directeur. La densité carcérale "avoisine désormais les 103%". Dans les maisons d'arrêt, où sont incarcérés les prévenus et les courtes peines, et où la surpopulation est la plus lourde, la densité est tombée à 116%. Le taux de surpopulation y a "diminué de 22% depuis le début de la crise". Le 1er mars, les prisons françaises, confrontées depuis des années à une surpopulation chronique qui a valu à la France une condamnation de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) en janvier, comptaient 72.400 détenus, soit un taux d'occupation de 119%. Le directeur de l'administration pénitentiaire a estimé que le taux d'occupation descendra "sans doute" à 100% dans le courant de la semaine prochaine. Cette diminution inédite est due à "un double phénomène", a rappelé Stéphane Bredin: "l'augmentation des sorties et le fort tarissement des entrées sous l'effet du ralentissement de l'activité de juridictions et de la promotion des alternatives à la détention". Une ordonnance prise dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire facilite notamment les libérations anticipées des détenus qui sont à deux mois de leur fin de peine. Parmi les autres mesures pour désengorger les prisons, des suspensions de peines pour raison médicale, des remises en liberté pour des détenus en détention provisoire. Une circulaire, mi-mars, demandait par ailleurs de différer l'exécution des courtes peines d'emprisonnement et de réserver la détention provisoire aux faits les plus graves. (Belga)