Depuis le début de l'année, environ 1.100 migrants ont quitté la Libye par voie maritime mais un grand nombre ont été renvoyés dans ce pays malgré le conflit, selon l'agence spécialisée des Nations unies. "Au moins 953 migrants, dont 136 femmes et 85 enfants, ont été renvoyés vers les côtes libyennes au cours des deux premières semaines de 2020", a déclaré une porte-parole de l'OIM, Safa Msehli, lors d'un point de presse à Genève. "La plupart ont été débarqués à Tripoli et tous ont été emmenés dans des centres de détention", a-t-elle ajouté. Fin octobre, l'Italie a décidé le renouvellement d'un accord très controversé mais jugé efficace, signé en 2017 avec la Libye, prévoyant d'aider financièrement et de former les garde-côtes libyens pour bloquer les départs de migrants, avec le soutien de l'Union européenne. Des ONG dénoncent ce système, faisant valoir que les migrants sont renvoyés en Libye dans des centre de détention surpeuplés et où beaucoup sont victimes de violences. Selon l'OIM, les navires de sauvetage des ONG ont déclaré avoir secouru 237 autres personnes depuis le début de l'année. La recrudescence des départs de migrants intervient après une flambée de violence à Tripoli. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis dimanche à la suite d'un appel du président russe Vladimir Poutine et du président turc Recep Tayyip Erdogan. La trêve devait être signée à Moscou par les rivaux libyens, mais le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est libyen, a quitté Moscou sans signer cet accord de cessez-le-feu accepté par son rival. L'UE redoute en particulier que la Libye ne devienne une "seconde Syrie" et veut réduire la pression migratoire à ses frontières. "Nous sommes convaincus que tous les civils de Tripoli et des environs sont en danger", a déclaré Safa Msehli. Parmi les civils se trouvent au moins 110.000 migrants en zone urbaine, a-t-elle dit. L'OIM appelle à abolir le système de détention des migrants en Libye pour alléger les souffrances de ces personnes, demandant la mise en place de solutions alternatives. Plus de 1.000 migrants qui ont demandé un retour volontaire dans leur pays sont bloqués en Libye en raison de la situation sécuritaire, selon l'OIM. (Belga)

Depuis le début de l'année, environ 1.100 migrants ont quitté la Libye par voie maritime mais un grand nombre ont été renvoyés dans ce pays malgré le conflit, selon l'agence spécialisée des Nations unies. "Au moins 953 migrants, dont 136 femmes et 85 enfants, ont été renvoyés vers les côtes libyennes au cours des deux premières semaines de 2020", a déclaré une porte-parole de l'OIM, Safa Msehli, lors d'un point de presse à Genève. "La plupart ont été débarqués à Tripoli et tous ont été emmenés dans des centres de détention", a-t-elle ajouté. Fin octobre, l'Italie a décidé le renouvellement d'un accord très controversé mais jugé efficace, signé en 2017 avec la Libye, prévoyant d'aider financièrement et de former les garde-côtes libyens pour bloquer les départs de migrants, avec le soutien de l'Union européenne. Des ONG dénoncent ce système, faisant valoir que les migrants sont renvoyés en Libye dans des centre de détention surpeuplés et où beaucoup sont victimes de violences. Selon l'OIM, les navires de sauvetage des ONG ont déclaré avoir secouru 237 autres personnes depuis le début de l'année. La recrudescence des départs de migrants intervient après une flambée de violence à Tripoli. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis dimanche à la suite d'un appel du président russe Vladimir Poutine et du président turc Recep Tayyip Erdogan. La trêve devait être signée à Moscou par les rivaux libyens, mais le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est libyen, a quitté Moscou sans signer cet accord de cessez-le-feu accepté par son rival. L'UE redoute en particulier que la Libye ne devienne une "seconde Syrie" et veut réduire la pression migratoire à ses frontières. "Nous sommes convaincus que tous les civils de Tripoli et des environs sont en danger", a déclaré Safa Msehli. Parmi les civils se trouvent au moins 110.000 migrants en zone urbaine, a-t-elle dit. L'OIM appelle à abolir le système de détention des migrants en Libye pour alléger les souffrances de ces personnes, demandant la mise en place de solutions alternatives. Plus de 1.000 migrants qui ont demandé un retour volontaire dans leur pays sont bloqués en Libye en raison de la situation sécuritaire, selon l'OIM. (Belga)