"Prenez soin de nos soins", a lancé Margot Cloet, administratrice-déléguée de Zorgnet-Icuro. Pour ce faire, elle a plaidé pour un système de santé "moins axé sur la prestation" ou encore "une bonne politique de ressources humaines", appelant à la révision de d'arrêté royal n°78 sur "l'art de guérir" afin de mettre en place "une organisation de travail flexible". Mme Cloet a aussi plaidé en faveur d'une révision de la structure de l'Etat, pointant l'"inertie" actuelle. "Communiquez sur base de ce qui existe et pas sur base de ce que l'on souhaite", a-t-elle également exhorté. Christophe Happe, le directeur d'Unessa asbl et Yves Smeets, directeur général de Santhéa asbl, ont de leur côté plaidé pour la création de plans d'urgence hospitaliers et d'un plan pandémie. Ils ont aussi appelé à amplifier et rendre pérenne les règles de répartition des patients mises en place lors de la deuxième vague. Ils se sont aussi montrés favorables à la création d'unités spécifiques sur les maladies émergentes, séparées du reste de l'hôpital, et à la création de structures hospitalières de réserve (hôpitaux de campagne). Les représentants d'Unessa et Santhea ont aussi appelé au "respect de principes généraux : confiance, équité, solidarité et transparence." Ils ont aussi plaidé pour "une intervention étatique indispensable pour arriver à l'équilibre financier des hôpitaux", pointant une "méfiance systématique des autorités qui ont tendance à estimer que la fraude est un sport national dans le secteur". Yves Smeets a de son côté regretté l'attitude du gouvernement : "il n'y a eu aucune prise de responsabilité. (...) A aucun moment nous n'avons entendu le gouvernement exprimer des excuses ou des regrets. C'était 'non, on continue'." Pour Patricia Lanssiers, directrice générale, et Dieter Goemare, chief economist et directeur hôpitaux au sein de Gibbis (fédération bruxelloise), l'engagement de personnel et son soutien psychosocial sont indispensables. "Créer des lits c'est bien, mais sans personnel ça ne sert à rien. Il faut attirer les gens. Il faut un plan d'attractivité de la profession de soins, au-delà du fonds blouses blanches et de l'aspect strictement salarial. Le nerf de la guerre, c'est le personnel", ont-ils relevé. Vincent Frédéricq, secrétaire général de Femarbel a lui aussi appelé à "améliorer et renforcer l'encadrement", évoquant lui aussi une révision de l'arrêté royal 78. (Belga)

"Prenez soin de nos soins", a lancé Margot Cloet, administratrice-déléguée de Zorgnet-Icuro. Pour ce faire, elle a plaidé pour un système de santé "moins axé sur la prestation" ou encore "une bonne politique de ressources humaines", appelant à la révision de d'arrêté royal n°78 sur "l'art de guérir" afin de mettre en place "une organisation de travail flexible". Mme Cloet a aussi plaidé en faveur d'une révision de la structure de l'Etat, pointant l'"inertie" actuelle. "Communiquez sur base de ce qui existe et pas sur base de ce que l'on souhaite", a-t-elle également exhorté. Christophe Happe, le directeur d'Unessa asbl et Yves Smeets, directeur général de Santhéa asbl, ont de leur côté plaidé pour la création de plans d'urgence hospitaliers et d'un plan pandémie. Ils ont aussi appelé à amplifier et rendre pérenne les règles de répartition des patients mises en place lors de la deuxième vague. Ils se sont aussi montrés favorables à la création d'unités spécifiques sur les maladies émergentes, séparées du reste de l'hôpital, et à la création de structures hospitalières de réserve (hôpitaux de campagne). Les représentants d'Unessa et Santhea ont aussi appelé au "respect de principes généraux : confiance, équité, solidarité et transparence." Ils ont aussi plaidé pour "une intervention étatique indispensable pour arriver à l'équilibre financier des hôpitaux", pointant une "méfiance systématique des autorités qui ont tendance à estimer que la fraude est un sport national dans le secteur". Yves Smeets a de son côté regretté l'attitude du gouvernement : "il n'y a eu aucune prise de responsabilité. (...) A aucun moment nous n'avons entendu le gouvernement exprimer des excuses ou des regrets. C'était 'non, on continue'." Pour Patricia Lanssiers, directrice générale, et Dieter Goemare, chief economist et directeur hôpitaux au sein de Gibbis (fédération bruxelloise), l'engagement de personnel et son soutien psychosocial sont indispensables. "Créer des lits c'est bien, mais sans personnel ça ne sert à rien. Il faut attirer les gens. Il faut un plan d'attractivité de la profession de soins, au-delà du fonds blouses blanches et de l'aspect strictement salarial. Le nerf de la guerre, c'est le personnel", ont-ils relevé. Vincent Frédéricq, secrétaire général de Femarbel a lui aussi appelé à "améliorer et renforcer l'encadrement", évoquant lui aussi une révision de l'arrêté royal 78. (Belga)