Les données recueillies par le télescope Alma de l'Observatoire européen austral (ESO), au Chili, laissent penser que ce phénomène, attribué d'ordinaire à l'effet d'un trou noir, résulte ici de la collision de cette galaxie avec une autre. "ID2299" est si lointaine que sa lumière a mis 9 milliards d'années pour arriver jusqu'à nous. Elle est observée quand l'Univers n'avait que 4,5 milliards d'années. Cette galaxie de forme elliptique "est en train de vivre un phénomène assez extrême, jamais observé à une telle distance", a dit à l'AFP Emanuele Daddi, astrophysicien au Centre de recherche nucléaire de Saclay (qui dépend du CEA), co-auteur de l'étude parue dans Nature Astronomy et menée par Annagrazia Puglizi, de l'Université britannique de Durham. ID2299 "est en train d'expulser plus de la moitié de son gaz, son fuel pour la formation des étoiles", à un rythme phénoménal, équivalent à la masse de 10.000 soleils par an, a-t-il expliqué. Et ce tout en continuant à consommer ce même gaz pour produire des étoiles à un rythme très élevé, avec une masse équivalente à environ 550 fois notre soleil. A titre de comparaison, notre galaxie, la Voie lactée, en produit l'équivalent de trois par an. Dans ces conditions, la galaxie devrait devenir stérile en quelques dizaines de millions d'années, un rien de temps à l'échelle cosmique. L'étude rappelle que jusqu'ici on a expliqué une telle "fuite" de gaz par l'effet de vents provoqués par la formation d'étoiles ou l'activité d'un trou noir supermassif situé dans le noyau galactique. Mais "on a pu montrer qu'un autre mécanisme est à l'?uvre, avec une collision de galaxies (...) qui a déjà eu lieu", selon M. Daddi. Pour Chiara Circosta, co-auteure de l'étude et chercheuse au University college de Londres, citée dans un communiqué de l'Observatoire européen austral (ESO), l'observation réalisée avec Alma "jette une lumière nouvelle sur les mécanismes stoppant la formation des étoiles dans des galaxies lointaines". (Belga)

Les données recueillies par le télescope Alma de l'Observatoire européen austral (ESO), au Chili, laissent penser que ce phénomène, attribué d'ordinaire à l'effet d'un trou noir, résulte ici de la collision de cette galaxie avec une autre. "ID2299" est si lointaine que sa lumière a mis 9 milliards d'années pour arriver jusqu'à nous. Elle est observée quand l'Univers n'avait que 4,5 milliards d'années. Cette galaxie de forme elliptique "est en train de vivre un phénomène assez extrême, jamais observé à une telle distance", a dit à l'AFP Emanuele Daddi, astrophysicien au Centre de recherche nucléaire de Saclay (qui dépend du CEA), co-auteur de l'étude parue dans Nature Astronomy et menée par Annagrazia Puglizi, de l'Université britannique de Durham. ID2299 "est en train d'expulser plus de la moitié de son gaz, son fuel pour la formation des étoiles", à un rythme phénoménal, équivalent à la masse de 10.000 soleils par an, a-t-il expliqué. Et ce tout en continuant à consommer ce même gaz pour produire des étoiles à un rythme très élevé, avec une masse équivalente à environ 550 fois notre soleil. A titre de comparaison, notre galaxie, la Voie lactée, en produit l'équivalent de trois par an. Dans ces conditions, la galaxie devrait devenir stérile en quelques dizaines de millions d'années, un rien de temps à l'échelle cosmique. L'étude rappelle que jusqu'ici on a expliqué une telle "fuite" de gaz par l'effet de vents provoqués par la formation d'étoiles ou l'activité d'un trou noir supermassif situé dans le noyau galactique. Mais "on a pu montrer qu'un autre mécanisme est à l'?uvre, avec une collision de galaxies (...) qui a déjà eu lieu", selon M. Daddi. Pour Chiara Circosta, co-auteure de l'étude et chercheuse au University college de Londres, citée dans un communiqué de l'Observatoire européen austral (ESO), l'observation réalisée avec Alma "jette une lumière nouvelle sur les mécanismes stoppant la formation des étoiles dans des galaxies lointaines". (Belga)