Le mécontentement gronde à cause de l'absence de réponse à une étude sur le bien-être au travail qui avait révélé que les policiers étaient victimes de discrimination et de harcèlement sexuel.

Selon l'enquête réalisée en janvier 2019 auprès de 5.000 policiers, un agent sur cinq estime avoir déjà été victime de discrimination, et une policière sur quatre de harcèlement sexuel. Elle révèle également que plus de la moitié a déjà pensé à quitter son travail à la police fédérale: 27% en ont parfois envie, 19% en ont régulièrement envie et 9% en ont (presque) toujours envie.

Par ailleurs, 45% des répondants ont été stressés et 12% sont (presque) toujours stressés. Près de 20% des sondés ont aussi le sentiment que leur responsable ne les traite (presque) jamais de façon juste et équitable.

Le syndicat chrétien dénonce l'absence de réaction de la part de la direction de la police fédérale. "Depuis le mois d'avril, nous demandons à en discuter, et que des réponses pratiques puissent être mises en place, et on nous demande de prendre patience", déplore Raoul Moulin, permanent CSC, auprès de la RTBF. "Ces personnes sont dans une réelle souffrance, elles sont en attente d'une solution. De plus, l'image de la police est écornée et cette absence de culture d'entreprise est très néfaste pour l'institution."

Le SLFP, plus large syndicat au sein de la police, déplore aussi la lenteur de réaction de la part de la direction. "Nous sommes invités le 19 décembre par la direction pour des explications. Nous attendons un plan", indique le vice-président national, Vincent Houssin, à Belga.

Le syndicat libre de la fonction publique a aussi déposé un préavis de grève il y a deux semaines mais auprès de la police de la route, exigeant une amélioration de la sécurité sur les parkings autoroutiers. Le préavis devait s'étendre du 29 novembre au 2 janvier mais le coup d'envoi a été déplacé au 5 décembre. Une concertation sur la question est prévue mercredi.

Le mécontentement gronde à cause de l'absence de réponse à une étude sur le bien-être au travail qui avait révélé que les policiers étaient victimes de discrimination et de harcèlement sexuel.Selon l'enquête réalisée en janvier 2019 auprès de 5.000 policiers, un agent sur cinq estime avoir déjà été victime de discrimination, et une policière sur quatre de harcèlement sexuel. Elle révèle également que plus de la moitié a déjà pensé à quitter son travail à la police fédérale: 27% en ont parfois envie, 19% en ont régulièrement envie et 9% en ont (presque) toujours envie. Par ailleurs, 45% des répondants ont été stressés et 12% sont (presque) toujours stressés. Près de 20% des sondés ont aussi le sentiment que leur responsable ne les traite (presque) jamais de façon juste et équitable. Le syndicat chrétien dénonce l'absence de réaction de la part de la direction de la police fédérale. "Depuis le mois d'avril, nous demandons à en discuter, et que des réponses pratiques puissent être mises en place, et on nous demande de prendre patience", déplore Raoul Moulin, permanent CSC, auprès de la RTBF. "Ces personnes sont dans une réelle souffrance, elles sont en attente d'une solution. De plus, l'image de la police est écornée et cette absence de culture d'entreprise est très néfaste pour l'institution."Le SLFP, plus large syndicat au sein de la police, déplore aussi la lenteur de réaction de la part de la direction. "Nous sommes invités le 19 décembre par la direction pour des explications. Nous attendons un plan", indique le vice-président national, Vincent Houssin, à Belga. Le syndicat libre de la fonction publique a aussi déposé un préavis de grève il y a deux semaines mais auprès de la police de la route, exigeant une amélioration de la sécurité sur les parkings autoroutiers. Le préavis devait s'étendre du 29 novembre au 2 janvier mais le coup d'envoi a été déplacé au 5 décembre. Une concertation sur la question est prévue mercredi.