Cette décision devrait raviver un différend entre les deux capitales qui a tendu les relations entre les deux pays malgré des efforts du président tchèque Milos Zeman, connu pour ses positions pro-chinoises et pro-russes. Le maire de Prague, Zdenek Hrib, membre du Parti pirate (anti-système), a annulé un accord de jumelage avec Pékin en octobre pour protester contre la politique d'"une seule Chine". M. Hrib a salué lundi le nouveau jumelage avec Taipei comme "le plus bénéfique" pour les deux parties, citant "des valeurs démocratiques partagées, le respect des droits fondamentaux de l'homme et des libertés culturelles". Taïwan, dont le nom officiel est "la République de Chine", a sa monnaie, son drapeau, son armée, sa diplomatie et son gouvernement mais n'est considéré comme un pays indépendant que par une poignée de capitales. Pékin maintient que l'île fait toujours partie de son territoire et menace de recourir à la force en cas de proclamation formelle d'indépendance. "Prague a le choix de devenir ville soeur de villes du monde (qu'elle préfère) et je pense que Pékin devrait également laisser à Prague le droit de choisir", a déclaré à l'AFP le maire de Taipei Ko Wen-je après la cérémonie, via un interprète. Dans une interview accordée dimanche au journal allemand Welt am Sonntag, le maire de Prague a qualifié la Chine de "partenaire peu fiable". Il a ajouté que la Chine était "pleine de ressentiment" et tentait d'influencer l'opinion publique tchèque, et qu'il ne pouvait pas signer un accord qui obligerait Prague à "dénoncer l'indépendance du Tibet et de Taïwan". La signature de lundi intervient quelques jours seulement après la réélection de Tsai Ing-wen comme présidente de Taïwan, un résultat largement considéré comme un rejet de la Chine. M. Hrib a dans le même entretien accusé le gouvernement tchèque de "négliger" les idéaux de la révolution pacifique de velours de 1989 qui a mis fin à quatre décennies de régime communiste dans l'ancienne Tchécoslovaquie, et de s'incliner devant la Chine. Le président Zeman est bien connu pour ses positions prochinoises, tandis que le groupe financier PPF du Tchèque le plus riche, Petr Kellner, est un acteur majeur sur le marché chinois du crédit. (Belga)

Cette décision devrait raviver un différend entre les deux capitales qui a tendu les relations entre les deux pays malgré des efforts du président tchèque Milos Zeman, connu pour ses positions pro-chinoises et pro-russes. Le maire de Prague, Zdenek Hrib, membre du Parti pirate (anti-système), a annulé un accord de jumelage avec Pékin en octobre pour protester contre la politique d'"une seule Chine". M. Hrib a salué lundi le nouveau jumelage avec Taipei comme "le plus bénéfique" pour les deux parties, citant "des valeurs démocratiques partagées, le respect des droits fondamentaux de l'homme et des libertés culturelles". Taïwan, dont le nom officiel est "la République de Chine", a sa monnaie, son drapeau, son armée, sa diplomatie et son gouvernement mais n'est considéré comme un pays indépendant que par une poignée de capitales. Pékin maintient que l'île fait toujours partie de son territoire et menace de recourir à la force en cas de proclamation formelle d'indépendance. "Prague a le choix de devenir ville soeur de villes du monde (qu'elle préfère) et je pense que Pékin devrait également laisser à Prague le droit de choisir", a déclaré à l'AFP le maire de Taipei Ko Wen-je après la cérémonie, via un interprète. Dans une interview accordée dimanche au journal allemand Welt am Sonntag, le maire de Prague a qualifié la Chine de "partenaire peu fiable". Il a ajouté que la Chine était "pleine de ressentiment" et tentait d'influencer l'opinion publique tchèque, et qu'il ne pouvait pas signer un accord qui obligerait Prague à "dénoncer l'indépendance du Tibet et de Taïwan". La signature de lundi intervient quelques jours seulement après la réélection de Tsai Ing-wen comme présidente de Taïwan, un résultat largement considéré comme un rejet de la Chine. M. Hrib a dans le même entretien accusé le gouvernement tchèque de "négliger" les idéaux de la révolution pacifique de velours de 1989 qui a mis fin à quatre décennies de régime communiste dans l'ancienne Tchécoslovaquie, et de s'incliner devant la Chine. Le président Zeman est bien connu pour ses positions prochinoises, tandis que le groupe financier PPF du Tchèque le plus riche, Petr Kellner, est un acteur majeur sur le marché chinois du crédit. (Belga)