"On peut prévoir que l'Autriche prendra la même mesure et dans ce cas-là, nous ferons aussi la même chose", a déclaré devant la presse M. Babis, à l'issue du conseil des ministres vendredi à Prague. "Cela veut dire que nous irons immédiatement aux passages frontaliers pour contrôler notre frontière", a-t-il insisté. Le ministre conservateur allemand de l'Intérieur, Horst Seehofer, a prévenu lundi qu'il serait prêt "en juillet" à "refouler immédiatement" les migrants arrivant aux frontières allemandes en provenance d'un autre pays européen si la chancelière Angela Merkel ne parvenait pas à une solution "équivalente" à l'occasion d'un sommet de l'UE prévu les 28 et 29 juin. "Nous ne pouvons pas permettre que les migrants illégaux entrent sur notre territoire, parce que ce serait ensuite notre problème et c'est ce que nous ne souhaitons pas", a dit le chef du gouvernement tchèque. "Les passagers frontaliers (tchèques) seront contrôlés dans ce cas-là par la police, mais nous avons aussi un plan d'urgence aux termes duquel les douaniers et éventuellement l'armée seront déployés", a dit M. Babis, qui a convoqué pour vendredi après-midi une réunion du conseil de sécurité de l'Etat. "Je veux savoir dans quelle mesure toutes ces composantes sont prêtes à affronter une telle situation", a-t-il ajouté. Selon lui, "la frontière sud de l'UE doit être défendue par les Etats tels que la Grèce, l'Italie, Malte et l'Espagne et les autres Etats doivent les aider". M. Babis s'est également prononcé en faveur d'un "changement de compétences" de l'agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex au cas où ses effectifs seraient portés à 10.000 employés d'ici 2020, comme le réclame l'Italie depuis longtemps. "Il n'est pas possible de dépenser tant d'argent (pour la Frontex) pour ne faire que du monitoring de la migration illégale et pour voir se développer le business des mafias de passeurs. La Frontex doit opérer hors de l'Europe", a affirmé le Premier ministre tchèque. "La solution est très simple: les bateaux (avec les migrants) ne doivent pas prendre la mer", a-t-il martelé. (Belga)

"On peut prévoir que l'Autriche prendra la même mesure et dans ce cas-là, nous ferons aussi la même chose", a déclaré devant la presse M. Babis, à l'issue du conseil des ministres vendredi à Prague. "Cela veut dire que nous irons immédiatement aux passages frontaliers pour contrôler notre frontière", a-t-il insisté. Le ministre conservateur allemand de l'Intérieur, Horst Seehofer, a prévenu lundi qu'il serait prêt "en juillet" à "refouler immédiatement" les migrants arrivant aux frontières allemandes en provenance d'un autre pays européen si la chancelière Angela Merkel ne parvenait pas à une solution "équivalente" à l'occasion d'un sommet de l'UE prévu les 28 et 29 juin. "Nous ne pouvons pas permettre que les migrants illégaux entrent sur notre territoire, parce que ce serait ensuite notre problème et c'est ce que nous ne souhaitons pas", a dit le chef du gouvernement tchèque. "Les passagers frontaliers (tchèques) seront contrôlés dans ce cas-là par la police, mais nous avons aussi un plan d'urgence aux termes duquel les douaniers et éventuellement l'armée seront déployés", a dit M. Babis, qui a convoqué pour vendredi après-midi une réunion du conseil de sécurité de l'Etat. "Je veux savoir dans quelle mesure toutes ces composantes sont prêtes à affronter une telle situation", a-t-il ajouté. Selon lui, "la frontière sud de l'UE doit être défendue par les Etats tels que la Grèce, l'Italie, Malte et l'Espagne et les autres Etats doivent les aider". M. Babis s'est également prononcé en faveur d'un "changement de compétences" de l'agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex au cas où ses effectifs seraient portés à 10.000 employés d'ici 2020, comme le réclame l'Italie depuis longtemps. "Il n'est pas possible de dépenser tant d'argent (pour la Frontex) pour ne faire que du monitoring de la migration illégale et pour voir se développer le business des mafias de passeurs. La Frontex doit opérer hors de l'Europe", a affirmé le Premier ministre tchèque. "La solution est très simple: les bateaux (avec les migrants) ne doivent pas prendre la mer", a-t-il martelé. (Belga)