Cette visite de M. Loukachenko dans la station balnéaire russe de Sotchi, sur les rives de la mer Noire, intervient alors que le Bélarus vient d'être visé par des sanctions de l'Union européenne qui accuse Minsk d'avoir fait détourner un avion pour arrêter un opposant. "Je suis très content de vous voir", a déclaré M. Poutine, tout sourire, en accueillant M. Loukachenko dans sa résidence d'été et lui proposant de faire après la rencontre une baignade dans la mer ensemble. "Nous sommes en train de construire une Union" renforcée entre la Russie et le Bélarus, a rappelé le président russe, en réaffirmant ainsi le soutien de Moscou à son allié bélarusse. "Nous avançons de manière ferme dans cette direction (...) et ce travail apporte déjà des résultats concrets pour nos citoyens", a-t-il ajouté. Le Bélarus a dérouté dimanche un vol Athènes-Vilnius sur Minsk, une démarche justifiée par les autorités bélarusses par une alerte à la bombe, qui s'est soldée par l'arrestation d'un journaliste d'opposition voyageant à bord de cet avion. Pour l'UE, qui a demandé dans la foulée aux compagnies aériennes de contourner le Bélarus, l'alerte à la bombe n'était qu'une mise en scène. "Il est bien clair ce qu'ils veulent de nous, ces amis occidentaux", a réagi M. Loukachenko devant Vladimir Poutine. "Une tentative est en cours de déstabiliser la situation pour que celle-ci soit comme en août" 2020, où un mouvement de contestation du régime sans précédent a été déclenché au Bélarus, a-t-il affirmé. Pour la Russie, Minsk a fait preuve de transparence dans le dossier de l'avion dérouté, le Kremlin ayant souligné cette semaine ne voir "aucune raison" de ne pas croire les explications bélarusses. Les 27 membres de l'UE ont été accusés vendredi de comportement "irresponsable" par la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, selon laquelle la demande de l'UE de contourner l'espace aérien bélarusse "met en danger la sécurité des passagers". (Belga)

Cette visite de M. Loukachenko dans la station balnéaire russe de Sotchi, sur les rives de la mer Noire, intervient alors que le Bélarus vient d'être visé par des sanctions de l'Union européenne qui accuse Minsk d'avoir fait détourner un avion pour arrêter un opposant. "Je suis très content de vous voir", a déclaré M. Poutine, tout sourire, en accueillant M. Loukachenko dans sa résidence d'été et lui proposant de faire après la rencontre une baignade dans la mer ensemble. "Nous sommes en train de construire une Union" renforcée entre la Russie et le Bélarus, a rappelé le président russe, en réaffirmant ainsi le soutien de Moscou à son allié bélarusse. "Nous avançons de manière ferme dans cette direction (...) et ce travail apporte déjà des résultats concrets pour nos citoyens", a-t-il ajouté. Le Bélarus a dérouté dimanche un vol Athènes-Vilnius sur Minsk, une démarche justifiée par les autorités bélarusses par une alerte à la bombe, qui s'est soldée par l'arrestation d'un journaliste d'opposition voyageant à bord de cet avion. Pour l'UE, qui a demandé dans la foulée aux compagnies aériennes de contourner le Bélarus, l'alerte à la bombe n'était qu'une mise en scène. "Il est bien clair ce qu'ils veulent de nous, ces amis occidentaux", a réagi M. Loukachenko devant Vladimir Poutine. "Une tentative est en cours de déstabiliser la situation pour que celle-ci soit comme en août" 2020, où un mouvement de contestation du régime sans précédent a été déclenché au Bélarus, a-t-il affirmé. Pour la Russie, Minsk a fait preuve de transparence dans le dossier de l'avion dérouté, le Kremlin ayant souligné cette semaine ne voir "aucune raison" de ne pas croire les explications bélarusses. Les 27 membres de l'UE ont été accusés vendredi de comportement "irresponsable" par la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, selon laquelle la demande de l'UE de contourner l'espace aérien bélarusse "met en danger la sécurité des passagers". (Belga)