Ces catégories de la population appartiennent à l'électorat traditionnel de Russie unie, le parti au pouvoir, qui est confronté à une érosion de sa popularité sur fond de baisse du niveau de vie depuis 2014, couplé à un rebond ces derniers mois de l'inflation. L'ensemble des militaires et agents des forces de l'ordre recevront en septembre un coup de pouce de 15.000 roubles (170 euros), selon des décrets publiés par le Kremlin qui font suite à des annonces en ce sens du président russe la semaine dernière, lors d'un congrès de Russie Unie. Il y avait déjà décrété le versement d'une aide ponctuelle de 10.000 roubles (110 euros) aux retraités. Si le nombre des bénéficiaires n'a pas été communiqué, la Russie compte quelque 42 millions de retraités et au moins 1,7 million de policiers, militaires et gardes nationaux. Selon Andreï Makarov, un responsable de la chambre basse du Parlement en charge du budget, cité par l'agence Interfax, ces annonces coûteront plus de 500 milliards de roubles, soit 5,77 milliards d'euros. Les prix à la consommation ont commencé à grimper en Russie en mars 2020, en pleine pandémie. Le phénomène s'est ensuite accéléré avec la reprise économique, grignotant encore le pouvoir d'achat des Russes qui s'érode depuis 2014 et les sanctions occidentales ayant frappé le pays après l'annexion de la Crimée ukrainienne. Entre stagnation économique et scandales de corruption à répétition, le parti Russie unie recueille désormais, selon l'institut de sondage proche des autorités Vtsiom, 27,3% d'opinions favorables. Un niveau qui tranche avec les 62,2% de confiance en M. Poutine. Les voix critiques du Kremlin, qui auraient pu profiter du mécontentement, ont elles subi parallèlement une offensive du pouvoir, à l'approche des élections. Les autorités ont démantelé le mouvement de l'opposant emprisonné Alexeï Navalny, dont les organisations ont été classées "extrémistes" et les sites bloqués. Nombre de ses membres ont été exclus du scrutin ou contraints à l'exil. Plusieurs médias indépendants et l'ONG "Golos", spécialisée dans la surveillance des élections, ont, eux, été récemment classés "agents de l'étranger", un statut controversé qui complique sérieusement leur fonctionnement. (Belga)

Ces catégories de la population appartiennent à l'électorat traditionnel de Russie unie, le parti au pouvoir, qui est confronté à une érosion de sa popularité sur fond de baisse du niveau de vie depuis 2014, couplé à un rebond ces derniers mois de l'inflation. L'ensemble des militaires et agents des forces de l'ordre recevront en septembre un coup de pouce de 15.000 roubles (170 euros), selon des décrets publiés par le Kremlin qui font suite à des annonces en ce sens du président russe la semaine dernière, lors d'un congrès de Russie Unie. Il y avait déjà décrété le versement d'une aide ponctuelle de 10.000 roubles (110 euros) aux retraités. Si le nombre des bénéficiaires n'a pas été communiqué, la Russie compte quelque 42 millions de retraités et au moins 1,7 million de policiers, militaires et gardes nationaux. Selon Andreï Makarov, un responsable de la chambre basse du Parlement en charge du budget, cité par l'agence Interfax, ces annonces coûteront plus de 500 milliards de roubles, soit 5,77 milliards d'euros. Les prix à la consommation ont commencé à grimper en Russie en mars 2020, en pleine pandémie. Le phénomène s'est ensuite accéléré avec la reprise économique, grignotant encore le pouvoir d'achat des Russes qui s'érode depuis 2014 et les sanctions occidentales ayant frappé le pays après l'annexion de la Crimée ukrainienne. Entre stagnation économique et scandales de corruption à répétition, le parti Russie unie recueille désormais, selon l'institut de sondage proche des autorités Vtsiom, 27,3% d'opinions favorables. Un niveau qui tranche avec les 62,2% de confiance en M. Poutine. Les voix critiques du Kremlin, qui auraient pu profiter du mécontentement, ont elles subi parallèlement une offensive du pouvoir, à l'approche des élections. Les autorités ont démantelé le mouvement de l'opposant emprisonné Alexeï Navalny, dont les organisations ont été classées "extrémistes" et les sites bloqués. Nombre de ses membres ont été exclus du scrutin ou contraints à l'exil. Plusieurs médias indépendants et l'ONG "Golos", spécialisée dans la surveillance des élections, ont, eux, été récemment classés "agents de l'étranger", un statut controversé qui complique sérieusement leur fonctionnement. (Belga)